VIDEO. ONPC : "On s'est battu pour la réouverture du Bataclan", affirme, ému, l'ancien patron du Raid

Invité de France 2 samedi soir, Jean-Michel Fauvergue est revenu sur son parcours à la tête du Raid, de mai 2013 à mars 2017. Il a notamment évoqué la nuit du 13 novembre 2015.

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Quand il parle du Bataclan, l'ancien patron du Raid ne cache pas son émotion. Invité d'"On n'est pas couché", samedi 21 octobre, sur France 2, Jean-Michel Fauvergue, désormais député La République en marche de Seine-et-Marne, est revenu sur ses quatre années passées (mai 2013-mars 2017) à la tête de l’unité d’élite. Un parcours qu'il raconte dans son livre Patron du Raid - Face aux attentats terroristes (éd. Mareuil). 

Après avoir évoqué les attentats du 13 novembre 2015, Jean-Michel Fauvergue est interrogé sur la réouverture du Bataclan, où il a vu "un massacre absolu". "On s’est battu pour ça... On s’est battu pour ça..." répond-il, visiblement ému. L'ancien patron du Raid explique également qu'il ne peut plus regarder de films violents et que la simple présence de sang lui fait détourner le regard. "Je regarde Mimie Mathy, Camping… De temps en temps, je fais une folie : je regarde 'Appartement à vendre'", sourit l'élu LREM.

L'assaut de Saint-Denis, "le risque de perdre des hommes"

L'ancien patron du Raid est également revenu sur l'assaut d'un immeuble de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 18 novembre 2015, où se retranchaient Abdelhamid Abaaoud, "cerveau présumé" des attentats du 13 novembre, et ses complices. "On sait que les gens sont armés de ceintures explosives", témoigne Jean-Michel Fauvergue. "J'envoie mes hommes là-dessus (...) On se dit : (...) Il y a encore un risque de perdre des hommes", poursuit-il.

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"Il y a sept heures d'assaut", raconte l'ancien patron du Raid, "et on neutralise les trois terroristes [Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aït Boulahcen et un membre du "commando des terrasses", Chakib Akrouh], qui étaient armés."  Pour Jean-Michel Fauvergue, cet assaut est une "pleine réussite". En "neutralisant Abaaoud", on a évité "un attentat qui était programmé à la Défense", estime-t-il.

Jean-Michel Fauvergue, après son élection, dans le jardin de l\'Assemblée nationale, à Paris, le 19 juin 2017.
Jean-Michel Fauvergue, après son élection, dans le jardin de l'Assemblée nationale, à Paris, le 19 juin 2017. (MAXPPP)