Attentats de Paris : "Je n'ai pas salué le courage des terroristes", assure Jean-Marc Rouillan

L'ancien membre d'Action directe s'est expliqué, mardi, au micro de RTL, après ses propos sur les terroristes du 13 novembre. Une enquête pour "apologie du terrorisme" a été ouverte à son encontre.

Jean-Marc Rouillan, cofondateur d'Action directe, le 4 février 2016, à Paris.
Jean-Marc Rouillan, cofondateur d'Action directe, le 4 février 2016, à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
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"Toute cette affaire prend des proportions incommensurables", a estimé Jean-Marc Rouillan au micro de RTL, mardi 8 mars. Une enquête pour "apologie du terrorisme" a été ouverte, la veille, après les propos du cofondateur d'Action directe sur les auteurs des attentats de Paris, dans une interview accordée à Radio Grenouille, une station associative marseillaise, associée au journal satirique Le Ravi.

"Je les ai trouvés très courageux, ils se sont battus très courageusement. Ils se battent dans les rues de Paris, ils savent qu'il y a 2 000 ou 3 000 flics derrière eux, souvent ils ne préparent même pas leur sortie parce qu'ils pensent qu'ils vont être tués avant même l'opération. Ensuite, ils restent les bras ballants en disant 'merde, on a survécu à tout cela'", déclare Jean-Marc Rouillan dans cet entretien.

"Je suis un ennemi de Daech"

Des propos sur lesquels il est revenu sur RTL : "Je n'ai pas salué le courage. J'ai seulement dit que dans leur démarche de se faire tuer pour leurs idées, il fallait du courage, mais c'est tout. C'est une approche technique de la lutte, pas du tout une approbation de ce qu'ils ont fait. Dans la même interview, je dis que ce sont des ennemis."

Condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 18 ans pour les assassinats du général Audran et du PDG de Renault, Georges Besse, Jean-Marc Rouillan est actuellement en liberté conditionnelle.

"Je ne vois pas pourquoi je retournerais en prison alors que j'ai des conditions de liberté conditionnelle très claires. Je comprends la douleur des familles des victimes. Je n'ai rien à voir là-dedans, je suis un ennemi de Daech. Depuis mon arrestation en 1987, j'ai choisi le chemin de la responsabilité", poursuit-il.