Attentat déjoué de Villejuif : Sid Ahmed Ghlam, mis en examen pour le meurtre d'Aurélie Châtelain, accuse un kamikaze du Bataclan

Le suspect a assuré, lors d'une audition devant les juges, avoir reconnu l'un des terroristes du 13 novembre et le désigne comme l'auteur du meurtre, selon "Le Parisien" et France inter.

Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien de 24 ans, est suspecté d'avoir projeté d'attaquer deux églises en région parisienne.
Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien de 24 ans, est suspecté d'avoir projeté d'attaquer deux églises en région parisienne. (M6 )

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C'est une confession surprenante. Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir tué Aurélie Châtelain, professeure de fitness, retrouvée morte dans sa voiture à Villejuif (Val-de-Marne) le 19 avril 2015, a affirmé, lors d'une audition devant les juges en décembre, que l'auteur du meurtre n'est autre que Samy Amimour, un des auteurs des attentats du 13 novembre. C'est ce que révèlent Le Parisien et France inter, dimanche 28 février.

"C'est par rapport à sa photo qui a été montrée à la télévision, c'est bien lui qui était là le 19 avril", a déclaré, selon France inter, cet étudiant algérien de 24 ans, également soupçonné d'avoir planifié un attentat contre une ou plusieurs églises en région parisienne. Sid Ahmed Ghlam dit ne connaître que son surnom, "Abou Hamza".

Une version jugée peu crédible

Le suspect raconte qu'il a retrouvé "Abou Hamza" sur un parking désert de Villejuif, le matin du 19 avril. "Les deux hommes, dit-il, se sont appelés la veille pour se donner rendez-vous", précise France inter. "Abou Hamza se serait alors absenté pour aller voler une voiture", déclare Sid Ahmed Glam selon la radio. C'est là qu'il aurait tué Aurélie Châtelain, en lui dérobant sa voiture. Retrouvé blessé par balle à la jambe, il affairme aussi qu'il se serait lui-même tiré dessus.

Toutefois, cette version est jugée peu crédible par les enquêteurs. "Ça ne tient pas la route. Ses déclarations n'apportent aucune information accréditant cette possibilité, tandis que tous les indices recueillis jusqu'ici pointent vers lui", indique au Parisien une source proche de l'affaire.

Aucun autre ADN que celui de l'étudiant algérien n'a été trouvé sur l'arme qui a tué Aurélie Châtelain. Mais la présence d'un deuxième homme lors de sa mort n'est pas exclue. Une reconstitution du meurtre de la jeune femme doit avoir lieu avant la fin mars, ajoute France inter.