Attentats du 13 novembre : les terroristes n'avaient pas pris de drogue

Des expertises toxicologiques ont été réalisées sur les restes des assaillants. "Le Parisien" en révèle les résultats.

Des policiers enquêtent dans l'immeuble dévasté par l'assaut contre les terroristes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 19 novembre 2015.
Des policiers enquêtent dans l'immeuble dévasté par l'assaut contre les terroristes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 19 novembre 2015. (MAXPPP)
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Ils ont agi froidement. Les terroristes qui ont perpétré les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis n'étaient "ni drogués ni dopés", affirme Le Parisien, mardi 5 janvier. Les expertises toxicologiques réalisées sur les restes des neuf terroristes et d'Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur présumé, ont parlé. Et leurs résultats ont été remis fin décembre aux juges d'instruction chargés de l'enquête. 

Certains rescapés des attaques avaient évoqué le comportement mécanique et déshumanisé des tueurs. Mais ces analyses prouvent que les assaillants n'avaient pas consommé de drogue ou d'alcool, selon une source proche du dossier citée par le quotidien. 

Cannabis, cocaïne et alcool en quantité insignifiante

Les prélèvements révèlent uniquement des traces "infimes" de cannabis dans le sang de Brahim Abdeslam, le kamikaze qui s'est donné la mort boulevard Voltaire. Quant à Hasna Aït Boulahcen, de la cocaïne a été retrouvée dans son organisme. Samy Amimour, lui, présente un taux d'alcool "insignifiant", selon la source du journal.

Cela exclut donc la prise de Captagon, connu comme la drogue des jihadistes en Syrie et en Irak, un temps évoquée. Allodocteurs en détaille les effets. Cette drogue à base d'amphétamines est utilisée comme stimulant par les combattants de l'Etat islamique. Elle supprime le sentiment de fatigue, procure une sensation de toute-puissance et une hypervigilance.