Arrestation de Salah Abdeslam : l'un de ses complices, toujours en fuite, identifié comme étant Najim Laachraoui

Il avait été contrôlé en septembre 2015 à la frontière austro-hongroise en compagnie de Salah Abdeslam. 

L'ADN de Najim Laachraoui a été découvert dans l'appartement de la rue Henri-Bergé à Schaerbeek (Belgique), une planque des auteurs des attentats du 13 novembre, perquisitionnée le 8 janvier 2016.
L'ADN de Najim Laachraoui a été découvert dans l'appartement de la rue Henri-Bergé à Schaerbeek (Belgique), une planque des auteurs des attentats du 13 novembre, perquisitionnée le 8 janvier 2016. (FRANCOIS LENOIR / REUTERS)
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Il est né le 18 mai 1991. L'un des complices, toujours en fuite, de Salah Abdeslam a été identifié, a annoncé le parquet fédéral belge lundi 21 mars. Il s'agit de Najim Laachraoui, connu sous le faux nom de Soufiane Kayal. Il avait été contrôlé en septembre 2015 à la frontière austro-hongroise en compagnie de Salah Abdeslam et de "Samir Bouzid", Mohamed Belkaïd de son vrai nom, un autre complice tué le 15 mars lors d'une opération policière à Forest, près de Bruxelles.

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La photo de la fausse pièce d'identité de Soufiane Kayal, diffusée le 4 décembre 2015 par la police belge.
La photo de la fausse pièce d'identité de Soufiane Kayal, diffusée le 4 décembre 2015 par la police belge. (BELGIAN POLICE / AFP)

Selon le communiqué du parquet fédéral belge, relayé sur Twitter, Najim Laachraoui était parti en Syrie en février 2013. Son ADN ont été retrouvé dans l'appartement de la rue Henri-Bergé à Schaerbeek et dans la maison louée à Auvelais, une autre planque belge qui aurait servi à Abdelhamid Abaaoud et d'autres auteurs des attentats, avant le 13 novembre. 

Son ADN retrouvé sur du matériel utilisé le 13 novembre

Un appel à témoins va être lancé pour retrouver ce fugitif avec sa véritable identité. Parmi les complices de Salah Abdeslam recherchés, figure également Mohamed Abrini, petit délinquant radicalisé de Molenbeek. Le 12 novembre, il avait été repéré en Belgique dans une station-service près de la frontière française, dans une des voitures du convoi qui emmenait les assaillants à Paris.

Les enquêteurs soupçonnent Mohamed Belkaïd et Najim Laachraoui d'avoir été en liaison téléphonique avec certains membres du commando le soir du 13 novembre. Peut-être plus pour Laachraoui : son ADN a été identifié sur du "matériel explosif utilisé lors des attaques" terroristes de novembre, selon une source proche de l'enquête. 

Pour les enquêteurs, il y a une "forte probabilité" pour que Mohamed Belkaïd ait été le destinataire du SMS : "On est parti, on commence", envoyé à 21h42 par un des kamikazes du Bataclan à un téléphone localisé en Belgique. Un autre numéro belge, qui a appelé ce soir-là Abdelhamid Abaaoud, a émis au même endroit, à Bruxelles.