Attaques du 13 novembre à Paris

Une série d'attaques simultanées ont été perpétrées à Paris et à Saint-Denis, le 13 novembre 2015. 129 personnes ont perdu la vie, 350 ont été blessées. Il s'agit des attentats les plus meurtriers jamais commis en France. Ils ont été revendiqués par l'Etat islamique.

Ces attentats étaient coordonnés. Plusieurs équipes de terroristes ont opéré à quelques minutes d'intervalle. A Saint-Denis, trois kamikazes, qui avaient essayé en vain d'entrer dans le Stade de France pour le match France-Allemagne, se font exploser à l'extérieur vers 21h20, faisant un mort et plusieurs blessés. Entre 21h25 et 21h40, une deuxième équipe de terroristes sillonnent en voiture les rues des Xe et XIe arrondissements de Paris et tirent sur des personnes attablées à des cafés et des restaurants : rue Alibert (au Carillon et au Petit Cambodge), rue de la Fontaine au roi (à la Bonne bière et à Casa Nostra), rue de Charonne (à La belle équipe). 39 personnes sont tuées. Un kamikaze, membre de cette équipe, se fait exploser boulevard Voltaire au Comptoir Voltaire, ne faisant pas de victime. Une troisième équipe de trois terroristes s'introduit dans le Bataclan, une salle de concert, et tire sur les spectateurs : 89 d'entre eux périssent. La BRI et le RAID interviennent en fin de soirée pour libérer les otages et abattre les terroristes.

Au total, à ce stade de l'enquête, il semble que 8 terroristes ont participé à ces attaques. Cinq ont pour le moment été identifiés, tous de nationalité française. Il s'agit de Omar Mostefaï, Samy Amimour, Bilal Hadfi, Brahim Abdeslam, et Salah Abdeslam. Salah Abdeslam est toujours en fuite. Abdelhamid Abaaoud, un jihadiste belge, serait le commanditaire des attentats. Ceux-ci auraient été organisés depuis la Belgique, et plus précisément depuis le quartier de Molenbeek-Saint-Jean où résidaient ces terroristes. Un assaut a été lancé par le Raid mardi matin à 4h20 dans un immeuble de Saint-Denis où seraient retranchés des terroristes, dont Abdelhamid Abaaoud.

Après avoir décrété l'état d'urgence – une première depuis 50 ans –, le président François Hollande a ordonné un deuil national de trois jours et dénoncé un "acte de guerre". Devant le Congrès réuni à Versailles, il a annoncé avoir saisi le Conseil de sécurité de l'ONU et lancé une intensification des frappes aériennes en Syrie. Il a également annoncé un renforcement des mesures de sécurité : 5000 emplois de plus pour les policiers, 2500 pour la justice, 1000 douaniers. Autres propositions : une révision de la Constitution, la déchéance de nationalité, l'interdiction de revenir sur le territoire pour les jihadistes français, ou encore des bracelets électroniques pour les plus radicalisés.

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