Deux fausses victimes de l'attentat de Paris se font passer pour des victimes de l'attentat de Nice

Un couple d'Antibois sera jugé, en avril, à Grasse (Alpes-Maritimes).

Des galets en hommage aux victimes de l\'attentat du 14-Juillet sont disposés à Nice (Alpes-Maritimes), le 9 février 2017.
Des galets en hommage aux victimes de l'attentat du 14-Juillet sont disposés à Nice (Alpes-Maritimes), le 9 février 2017. (VALERY HACHE / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Encore eux ! Quatre mois après avoir été condamné pour avoir prétendu être victime des attentats de Paris, un couple suspecté de s'être fait passer pour de fausses victimes de l'attentat de Nice sera jugé le 19 avril par le tribunal correctionnel de Grasse (Alpes-Maritimes).

Cet homme de 36 ans et cette femme de 29 ans, domiciliés à Cannes avec leurs deux enfants, avaient attiré l'attention du Fonds de garantie des victimes du terrorismes (FGTI) lorsqu'ils étaient revenus à la charge après l'attaque du 14-Juillet sur la promenade des Anglais. La police avait alors été saisie.

De lourdes peines en décembre

Dans le volet parisien, pour constituer son dossier d'indemnisation, le couple avait prétendu avoir été présent près du Stade de France le soir du 13 novembre 2015. La femme avait été, selon elle, "soufflée" par l'une des explosions déclenchées par les jihadistes de l'Etat islamique. L'enquête a établi que, le 13 novembre, le couple était présent sur la Côte d'Azur et non à Paris.

En décembre, l'homme a donc été condamné à 6 ans d'emprisonnement et la femme à 3 ans. Ils ont reconnu les faits, affirmant avoir dépensé intégralement les 60 000 euros alloués par le FGTI, notamment dans l'achat de véhicules destinés à la revente. Ces peines avaient été les plus lourdes jamais prononcées dans ce genre de dossier : le tribunal de Grasse avait souhaité l'"application particulièrement stricte" de la loi.

Le couple a fait appel de cette décision et sera jugé par la cour d'appel d'Aix-en-Provence le 28 mars. Dans le volet niçois, lors du procès qui s'ouvrira en avril, en état de récidive légale, les deux époux encourent jusqu'à 14 ans d'emprisonnement.