Attentat à Nice : les blessés peuvent avoir besoin de "beaucoup de temps" selon Bruno Millet

Professeur en psychiatrie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, Bruno Millet revient sur l'état psychologique des victimes.

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Bruno Millet, professeur en psychiatrie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, exprime "[sa] tristesse et [sa] compassion devant cet évènement tragique" et estime qu'il faut "recevoir, accueillir, prendre soin, écouter" les victimes, car celles-ci "ont vécu des choses qui sont très traumatisantes" et vont "exprimer de la peur, de l'anxiété". Le médecin ajoute d'ailleurs qu'il "faut du temps pour cela" et qu'il faut que "des psychologues, des médecins-psychiatres soient là pour les entourer, pour les aider".

Un meurtrier peut-être atteint de carences

Du meurtrier, le professeur Millet affirme que "manifestement, c'est un individu qui a atteint un état de folie délirante. Pour en arriver à vouloir autant de mal à des individus, c'est qu'il y a eu un passage vers un état de délire, de destruction". Il justifie cet état psychologique par de possibles carences "éducative, affective", voire un "manque de verbalisation, de compréhension de soi, un sentiment d'échec".

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