Saint-Étienne : une crèche incendiée volontairement dans la cathédrale

La crèche de la cathédrale Saint-Charles à Saint-Etienne (Loire) a été victime d'un incendie volontaire en deux endroits de l'édifice, vendredi, juste avant l'office.

Photo prise le 28 novembre 2012 à Paris (Photo d\'illustration)
Photo prise le 28 novembre 2012 à Paris (Photo d'illustration) (JOEL SAGET / AFP)
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franceinfoRadio France

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Un incendie volontaire a détruit la crèche de Noël de la cathédrale Saint-Charles à Saint-Étienne, vendredi 7 janvier, a rapporté, samedi, France Bleu Saint-Etienne Loire. Des fidèles présents sont parvenus à éteindre les flammes avec l'eau du bénitier.

Les faits ont eu lieu vendredi entre 17h45 et 18 heures avant l'office en deux endroits de la cathédrale. Un seul incendiaire aurait été aperçu prenant la fuite selon les premiers témoignages. Un autre feu a été allumé sous une chapelle de la Vierge.

De nombreux paroissiens sont venus constater les dégâts samedi matin, alertés par les réseaux sociaux. La crèche est en grande partie détruite et certaines figurines sont brisées et carbonisées.

Ce geste fait l'unanimité contre lui. "Devant la crèche, il y a toutes sortes de personnes. Des gens malades qui viennent prier, des musulmans, des juifs", a relaté Monique, la sacristine de la cathédrale Saint-Charles, à France Bleu Saint-Etienne Loire.

L'évêque de Saint-Étienne apaise les esprits

"Je vais remettre les figurines brûlées au milieu de tas de cendres. Il y aura un énorme bouquet de roses pour montrer que l'on ne va pas se laisser abattre", a conclu Monique, aidée en cela par son ami musulman Marwan.

L'évêque de Saint-Étienne, Monseigneur Bataille a réagi samedi après-midi et a souhaité calmer les esprits. Il a parlé d'un geste "douloureux" mais "assez limité dans le sens où c'est juste la crèche et les personnages" qui ont été incendiés. L'évêque indique que "ce n'est pas la première fois". Selon lui, "cela peut très bien être un acte de gaminerie, comme ça arrive souvent". Mgr Bataille fait confiance à la police pour "définir" la nature de l'acte. 

Pour Marwan, venu nettoyer les dégâts, "quelques imbéciles viennent et veulent tout détruire, mais ils ne pourront pas"
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