Quatre adolescentes arrêtées après avoir menacé de commettre des attentats "semblables à ceux du 13 novembre"

Elles ne se connaissaient pas et "s'échangeaient des messages sur Facebook". Elles affirmaient vouloir commettre des attentats "dans des lieux de rassemblement".

La façade du Bataclan Café, situé à côté de la salle de concert parisienne visée par des attaques le 13 novembre 2015.
La façade du Bataclan Café, situé à côté de la salle de concert parisienne visée par des attaques le 13 novembre 2015. (MAXPPP)

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Elles menaçaient de commettre des attentats "semblables à ceux du 13 novembre". Quatre adolescentes, dont trois mineures, ont été interpellées mercredi 9 mars par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le cadre d'une enquête pour association de malfaiteurs à but terroriste, ouverte la veille, indique le parquet de Paris à francetv info.

Deux d'entre elles, âgées de 15 et 17 ans, ont été présentées à un juge à Paris, vendredi 11 mars, en vue de leur mise en examen. Selon BFMTV,, cette mise en examen a été prononcée dans la soirée. "La plus âgée a été placée sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. La plus jeune pourrait être placée en détention provisoire", précise la chaîne d'info en continu. Les deux autres jeunes filles ont été relâchées. 

Pas d'arme découverte chez ces jeunes filles

Les quatre jeunes filles "s'échangeaient des messages sur le réseau social Facebook" dans lesquels elles affirmaient vouloir commettre des attentats "dans des lieux de rassemblement", affirme une source policière à l'AFP. Ce projet d'attentat visait une salle de concert parisienne. "La sécurité devant la salle de spectacle visée a été renforcée", indique BFMTV.

"Dans leurs échanges, les adolescentes évoquaient l'idée de se procurer des armes à Molenbeek, en Belgique, ville d'origine des frères Abdeslam notamment", ajoute la chaîne d'info en continu. Toutefois, il semble s'agir d'un "projet intellectuel" : aucune arme ni substance de nature explosive n'ont été découvertes, précise le parquet de Paris à francetv info.

Deux d'entre elles sont sœurs, d'après l'AFP. Elles n'ont jamais rencontré les deux autres protagonistes, qui ne se connaissent pas non plus. Toutes quatre habitent "dans des villes différentes", selon une source policière.