VIDEO. La "grève du zèle" de la police aux frontières sème la pagaille dans les aéroports parisiens

Ce mouvement social de la PAF, destiné à dénoncer la suppression annoncée d'un avantage social lié à l'ancienneté, intervient vendredi en pleine période de départ en vacances.

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Des dizaines de policiers de la police aux frontières (PAF) observent une "grève du zèle" dans les aéroports Roissy-Charles-de-Gaulle et d'Orly, vendredi 19 février. Ils contestent la suppression annoncée d'un avantage social lié à l'ancienneté. Une mobilisation qui a semé la pagaille dans les aéroports en ce jour de grands départs.

Le syndicat Unité police SGP-FO a mobilisé ses agents pour des rassemblements à l'extérieur de l'aéroport de Roissy. Mais cette "grève du zèle" entraîne surtout des contrôles des passagers au départ beaucoup plus lents que d'habitude, plus d'une demi-heure supplémentaire, assurent des passagers rencontrés par France 2.

Un avantage spécifique d'ancienneté au cœur du conflit

Au cœur de ce conflit, la suppression de l'ASA, l'avantage spécifique d'ancienneté. Créé en 1995, ce système permet de cumuler des points pour être muté. Il était jusqu'alors réservé aux agents opérants en Ile-de-France dans des "zones spécifiques et dangereuses".

Le ministère de l'Intérieur avait pourtant annoncé, lundi, le maintien pour l'instant d'un avantage social lié à l'ancienneté (ASA) des gendarmes et policiers, dont la crainte d'une suppression a entraîné ces mouvements sociaux.

"Tant qu'un nouveau système 'compensatoire'" n'est pas mis en place "dans la concertation (...) personne n'est exclu de l'ASA", avait indiqué le ministère.

Des policiers de la PAF (Police de l'Air et des Frontières) le 24 décembre 2001 à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.
Des policiers de la PAF (Police de l'Air et des Frontières) le 24 décembre 2001 à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)