Colère des policiers : la mobilisation reprend un peu partout en France

Les policiers se remobilisent. Deux mois après l’attaque violente de leurs collègues à Viry-Châtillon, ils prévoient de nouvelles manifestations samedi, dans les grandes villes de France.

Un \"policier en colère\", le 26 octobre 2016 devant l\'Assemblée Nationale.
Un "policier en colère", le 26 octobre 2016 devant l'Assemblée Nationale. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)
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franceinfoLorélie CarriveRadio France

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De nouveaux rassemblements de policiers sont prévus samedi 3 décembre à partir de 15 heures à travers tout le pays. Une initiative qui se veut une fois de plus apolitique et asyndicale. Presque deux mois après l'agression brutale de quatre de leurs collègues dans l'Essonne, ils entendent démontrer que leur colère est intacte.

Les annonces de Bernard Cazeneuve ne convainquent pas

A Paris, à Lyon ou Marseille mais aussi à Metz, Bayonne, Perpignan, Angers ou Dijon, les policiers de la France entière veulent frapper un grand coup alors que la mobilisation a largement faibli ces dernières semaines.

Face au malaise persistant de toute la profession, cette journée de mobilisation nationale doit leur permettre d’obtenir plus. Plus que l’enveloppe de 250 millions d'euros promise par le ministre de l’Intérieur. Plus que la réforme de la légitime défense, que la suspension des gardes statiques devant les préfectures et les tribunaux. Des mesures cosmétiques, s’agace une fonctionnaire de la région parisienne : "On manque de moyens matériels et humains, effectivement, mais ceci n’est que le sommet de l’iceberg."

Le malaise persiste et ce n’est pas avec trois pinceaux et deux pots de peinture qu’on va solutionner le problème.

Une policière

Cette policière déplore la politique du chiffre, toujours bien ancrée dans les pratiques. Les procédures trop lourdes, aussi, et la réponse pénale inadaptée, qui selon elle l’empêchent de remplir correctement ses missions et qui l’obligent à "s’excuser auprès des gens parce qu’on ne peut plus agir vis-à-vis des délinquants." Tant qu'on ne s'attaquera pas à ces problèmes de fonds, estiment la fonctionnaire et ses collègues, la mobilisation continuera.