Cargo à la dérive "Modern Express" : dernière tentative de remorquage lundi, sinon il "s'échouera"

Le vent et la houle compliquent toujours le remorquage du navire. Le bâtiment pourrait s'échouer en début de semaine dans le Sud-Ouest.

Le cargo "Modern Express" à la dérive le 28 janvier 2016 dans le Golfe de Gascogne.
Le cargo "Modern Express" à la dérive le 28 janvier 2016 dans le Golfe de Gascogne. (REUTERS)
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Sans équipage, le cargo Modern Express continue de dériver depuis six jours dans le Golfe de Gascogne. Une dernière tentative de remorquage aura lieu lundi, a déclaré dimanche 31 janvier Emmanuel de Oliveira, préfet maritime de l'Atlantique.

En cas d'échec, le cargo "s'échouera" sur la côte des Landes "entre lundi soir et mardi soir".


Modern Express : "La mer est plus forte" pour un remorquage selon le préfet maritime

Une mer agitée qui complique toute intervention 

"Aujourd'hui, la mer est la plus forte. Il nous reste un créneau favorable demain, lundi, pour tenter de passer une remorque. Les équipes sur place feront encore une fois tout leur possible pour réussir cette opération", a déclaré le vice-amiral d'escadre lors d'une conférence de presse.  Cette nouvelle tentative de remorquage doit ainsi avoir lieu lundi au lever du jour, a-t-il précisé. 

La météo restait en effet très défavorable dimanche, avec des vents de l'ordre de 55 à 65 km/h et des creux de parfois six mètres. Ces conditions continuent de rendre "très difficiles" les préparatifs d'un remorquage, déjà avorté vendredi et samedi par la météo.

Il a parcouru 100km en six jour

Le navire se rapproche inexorablement des côtes françaises. Dimanche, vers 8 heures du matin, il se trouvait à environ 116 km à l'ouest du Bassin d'Arcachon, selon la préfecture maritime de l'Atlantique. 

Le bâtiment dérive toutefois un peu moins vite, dimanche matin, à environ 2 nœuds ( soit 3,7 km/h). Mais, depuis samedi matin, il a toute de même parcouru près de 100 km. Le cargo penche dangereusement sur le côté, mais il ne s'enfonce pas. Signe qu'il n'y a pas de voie d'eau, avait indiqué la préfecture samedi.

Un faible risque de pollution

Si un remorquage s'avérait impossible, un échouage en début de semaine sur les côtes du Sud-Ouest, dans les Landes, dans le secteur de Saint-Jean-de-Luz et Capbreton, "fait partie des possibles, si on n'arrive pas à la stopper", a rappelé samedi un porte-parole de la préfecture, sans précision à ce stade sur les scénarios ou la localisation. 

Il a aussi appelé a relativiser "l'impact qu'il y aurait sur l'environnement, car il n'y a pas de cargaison dangereuse à bord". "Le seul rejet possible résulterait de l'éventuelle brèche des soutes à gasoil lors de l'échouage". Le Modern Express transporte, outre sa cargaison de 3 600 tonnes de bois débité et d'engins de travaux publics, 300 tonnes de fioul de propulsion.

En cas d'échouage, "je ne crains pas du tout de marée noire", a encore assuré le préfet, dimanche.