Le parquet de Nancy a diffusé, vendredi 14 juin, le signalement et la photo d'un violeur récidiviste de 48 ans, en fuite depuis jeudi matin après avoir brisé son bracelet électronique, et qui présente un "profil psychiatrique préoccupant".

Les experts psychiatres ont diagnostiqué chez le fuyard, Jean-Luc Moindrot, "un risque de récidive avéré", a expliqué lors d'une conférence de presse le procureur de Nancy, Thomas Pison. "A ma connaissance, c'est la première fois en France que quelqu'un parvient à briser son bracelet électronique et à prendre la fuite", a indiqué le magistrat.

Injections pour contrôler sa libido

Le fuyard avait été condamné en 1991 à Orléans à 9 ans d'emprisonnement pour un viol, puis en 2001 à Auxerre à 20 ans de réclusion, dont 13 ans de sûreté, pour trois nouveaux viols.

"Avec les réductions et les remises de peine, il arrivait en fin de peine le 3 décembre 2013. Le tribunal d'application des peines a alors décidé d'une surveillance judiciaire avec bracelet électronique pendant 45 mois, soit exactement ce qu'il avait obtenu en réductions et remises lors de sa détention", a expliqué Thomas Pison. La surveillance s'accompagnait d'injections pour contrôler sa libido, ainsi que d'un suivi socio-judiciaire et psychiatrique soutenu.

(FRANCE 3)