L’évacuation de la "jungle" de Calais, "trop précipitée" selon une association d’aide aux migrants

L'évacuation de la partie sud de la "jungle" de Calais est prévue d'ici mardi. Mais c'est trop tôt estime sur France Info l'association Salam qui intervient auprès des migrants.

(Les migrants ont jusqu'à mardi pour évacuer la zone sud du camp © MaxPPP)
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Alors que l’Etat a pris la décision d’évacuer la zone sud de la "jungle" de Calais d’ici mardi, l’association Salam – qui vient en aide aux migrants - estime que cette décision est trop hâtive. "Il y a trop de précipitation ", estime son président Jean-Claude Lenoir, invité de France Info.

"Quel que soit le nombre de migrants qui restent, il faut réfléchir à une autre solution. Par exemple, il y a 300 mineurs dans la lande de Calais, il est impératif qu’on œuvre pour installer un centre pour mineur et les 300 partiront. Il y a aussi des apatrides koweïtiens, il faut leur proposer une solution collective ".

"Trouver des solutions adaptées"

Jean-Claude Lenoir a réaffirmé son souhait de "voir la lande disparaître ", mais "pas dans ces conditions ". "On doit trouver des solutions adaptées. Je ne peux pas penser que la violence (l’évacuation par la police, NDLR) puisse résoudre le problème. Il faut la reporter " a déclaré le président de l’association Salam.

La préfecture du Pas-de-Calais propose deux options aux migrants : soit rejoindre un centre d'accueil ailleurs en France, soit s'installer dans le centre provisoire installé sur place à Calais. Il reste encore quelques centaines de places de disponibles. 

"Il faut laisser du temps", Jean-Claude Lenoir, président de l'association Salam
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