Les secouristes cessent les recherches pour retrouver l'alpiniste japonais disparu au Mont-Blanc

Il était parti seul, lundi, à l'assaut du plus haut sommet de l'Europe. 

Une vue du Mont Blanc, le 5 février 2016.
Une vue du Mont Blanc, le 5 février 2016. (JEFF PACHOUD / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les secouristes ont décidé l'arrêt des recherches d'un alpiniste japonais de 35 ans disparu dans le Mont-Blanc, dimanche 13 août. L'alpiniste était parti seul, lundi, à l'assaut du plus haut sommet de l'Europe en empruntant l'itinéraire des trois monts (Tacul, mont Maudit et mont Blanc). Les enquêteurs vont encore tenter d'exploiter les données du téléphone portable du disparu, précise Le Dauphiné libéré, en collaboration avec le consulat du Japon à Lyon.

Des équipes sont reparties dans la matinée à pied et en hélicoptère pour tenter de trouver une trace de l'alpiniste, vêtu d'une veste orange et d'un casque vert. Mais les recherches sont restées infructueuses, explique le Peloton de gendarmerie de haute-montagne de Chamonix. La veille au soir, déjà, le commandant du PGHM, le lieutenant-colonel Stéphane Bozon, estimait que l'homme devait être mort, "enfoui sous la neige".

Plusieurs morts cette année

Le mauvais temps de la semaine passée s'était accompagné de précipitations, soit de la neige en altitude pouvant atteindre des accumulations de deux mètres dans les trous, où l'alpiniste aurait pu se mettre à l'abri les premiers temps. D'après les témoignages recueillis à la suite de l'appel à témoins, le Japonais aurait croisé plusieurs cordées à différents endroits qui lui auraient toutes conseillé de rebrousser chemin.

Le toit de l'Europe et ses 4 810 mètres attirent des alpinistes du monde entier, diversement aguerris et prudents. Le 2 août, un Coréen avait été retrouvé mort quand son compagnon de cordée avait pu être sauvé deux jours plus tôt. Le 9 août, deux Allemands avaient été retrouvés morts de froid, après avoir été pris dans une tempête de vent lors de l'ascension du Mont Blanc du Tacul. Samedi, un Tchèque s'est tué dans la descente par le couloir du Goûter.