Le préfet Alain Gardère en garde à vue dans une enquête pour corruption

Le haut fonctionnaire et quatre de ses proches sont entendus par l'Inspection générale de la police nationale, notamment pour abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption et prise illégale d'intérêts.

Le préfet Alain Gardère, photographié ici le 30 mai 2011 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Le préfet Alain Gardère, photographié ici le 30 mai 2011 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (GERARD JULIEN / AFP)
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Le préfet Alain Gardère, directeur du Cnaps, le Conseil national des activités privées de sécurité, a été placé en garde à vue mardi 19 janvier, dans le cadre d'une enquête ouverte à Paris notamment pour corruption, selon des sources citées par l'AFP, confirmant une information du Figaro.

Alain Gardère et quatre de ses proches sont entendus par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le 23 septembre, notamment pour abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption et prise illégale d'intérêts, a précisé une source judiciaire. "Les faits reprochés ne sont pas directement liés aux fonctions d'Alain Gardère au Cnaps", a ajouté une source policière, sans donner plus de précisions.

Des responsabilités au sommet de l'Etat

Proche de Nicolas Sarkozy, Alain Gardère, 59 ans, a été nommé directeur du Cnaps début janvier 2015, après avoir occupé les fonctions de préfet délégué à la sécurité des plateformes aéroportuaires de Roissy et du Bourget.

En 2011, Alain Gardère avait été directeur adjoint de cabinet du ministre de l'Intérieur Claude Guéant, avant d'être nommé préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est notamment lui qui avait mis en œuvre la réforme de la police du Grand Paris quand il avait pris la tête de la police urbaine de proximité en 2005.