Le "Modern Express" remorqué au large des côtes landaises

Le "Modern Express", un cargo à la dérive depuis sept jours, dans le Golfe de Gascogne, est remorqué actuellement au large des côtes landaises. La première étape du câblage avait été menée avec succès en fin de matinée.

(Le petit mais puissant remorqueur espagnol "Centaurus" câblé au cargo "Modern Express" (image Marine nationale) © AP/SIPA/Loïc Bernardin)
Radio France

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A la dérive depuis sept jours dans le Golfe de Gascogne, le Modern Express, roulier battant pavillon panaméen n'a plus d'équipage à bord. Couché sur l'eau, il menaçait de s'échouer sur les côtes landaises. Un remorquage est en cours depuis lundi matin.

Le remorquage est lancé

Le navire marchand a d'abord été "connecté" à un remorqueur espagnol avec des câbles. L'opération très sensible a réussi et le remorquage a pu être lancé à la mi-journée. "L'opération de la dernière chance est un succès" a déclaré le porte-parole de la préfecture maritime Atlantique, Louis-Xavier Renaud.

Ce lundi matin, les équipes de remorquage ont profité d'une fenêtre météo favorable pour prendre le contrôle du cargo qui se rapprochait du rivage à une allure de 3 km/h. Les manœuvres toujours délicates consistent maintenant à éloigner le bateau des côtes, en espérant que les câbles ne cèdent pas. 

"Cap à l'Ouest" a dit à la mi-journée le porte-parole de la préfecture maritime, Louis-Xavier Renaud, "de manière à se donner de la marge" . En effet, si le système de remorquage casse à cause de la forte tension, un autre essai pourra être tenté. Pour le moment, la destination du "lieu-refuge" du cargo n'a pas été précisée. Le "lieu-refuge" a précisé le préfet, est "une zone abritée où il sera possible de stabiliser le bateau au mouillage et ensuite de chercher à le redresser".

Un échouage contrôlé en option

Si aucun des essais de remorquage n'aboutit, alors l'option numéro 2 pourrait être lancée, c'est à dire un échouage maîtrisé. Le Modern Express  sera alors accompagné par les bâtiments dépêchés sur zone qui l'escorteront jusqu'à la côte landaise. Une fois que le bateau ne bougera plus, il faudra rapidement inspecter l'état de sa coque, s'assurer qu'elle est toujours étanche et que des brèches ne fissurent pas les soutes remplies de 300 tonnes de fioul, ce qui pourrait entraîner une pollution limitée. 

Les autorités se tiennent prêtes à déclencher le plan Polmar "mer et terre". Ce sont des mesures permettant de coordonner les services de l'Etat dans le traitement et le confinement des éventuels rejets.

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