Un exemplaire du Coran, le 6 août 2011 dans une école de Bali, en Indonésie.
Un exemplaire du Coran, le 6 août 2011 dans une école de Bali, en Indonésie. (SONNY TUMBELAKA/REUTERS)

La cour d'appel de Colmar (Haut-Rhin) a confirmé, mardi 25 octobre, la relaxe d'un homme de 31 ans, poursuivi pour avoir diffusé sur internet une vidéo où il brûlait un exemplaire du Coran et urinait sur le livre sacré de l'islam.

Ernesto Rojas Abbate, habitant dans le Bas-Rhin, s'était "amusé", il y a un an, à faire des avions avec des pages du Coran, à les projeter sur des verres censés représenter les tours du World Trade Center, à mettre le feu au livre, puis à le brûler et à uriner sur les pages "pour éteindre les flammes".

"Incompréhensible que mon client soit poursuivi"

Poursuivi pour provocation publique à la discrimination nationale, raciale ou religieuse, il encourait un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Si la cour d'appel a qualifié la mise en scène "d'outrancière" et de "délibérément provocatrice", les juges n'ont pas retenu "l'intention d'Erensto Rojas Abbate (...) de susciter un sentiment d'hostilité ou de rejet de nature à provoquer la discrimination, la haine ou la violence à l'égard des musulmans".

L'avocat du prévenu a salué une décision "sans surprise". "Dans une société laïque et républicaine, il était incompréhensible que mon client soit poursuivi. En France, le blasphème n'existe pas", a-t-il souligné.