L'auteur de quatre fausses alertes à la bombe au Luxembourg a été localisé... à la prison de Nancy-Maxéville

Les appels ont été passés entre mars et avril 2017 depuis un téléphone portable qui a été localisé dans la prison de Nancy-Maxéville. Son propriétaire est un Luxembourgeois de 56 ans. 

Le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville, le 28 mai 2015. (Photo d\'illustration)
Le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville, le 28 mai 2015. (Photo d'illustration) (MAXPPP)
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franceinfoRadio France

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Un Luxembourgeois de 56 ans vient d'être identifié par les autorités de son pays a indiqué mercredi 10 mai dans la soirée, France Bleu Lorraine Nord. Il est soupçonné d'être l'auteur de quatre fausses alertes à la bombe et d'une menace d'empoisonnement en mars et avril au Luxembourg. L'homme a été localisé grâce à son téléphone portable à la prison de Nancy-Maxéville, en Lorraine.

Libérable en 2019, le suspect risque une peine de cinq ans supplémentaires

Le 23 mars dernier, les policiers luxembourgeois ont été alertés par un appel anonyme annonçant deux attentats imminents dans deux centres commerciaux de la capitale du Grand-Duché, Utopolis et Auchan. Il s'agissait d'une fausse alerte, mais près d'un mois plus tard, un nouvel appel est reçu, cette fois pour une menace d'empoisonnement au Globus à Bettembourg, le 20 avril. Le 27 avril, encore un appel, cette fois pour une bombe au centre commercial City Concorde de Bertrange. Enfin, le 30 avril, c'est la gare CFL de Luxembourg qui a été visée.

L'enquête d'un juge luxembourgeois et des autorités françaises a convergé vers un seul numéro de téléphone portable. Ce téléphone a été localisé et a conduit les enquêteurs dans une cellule de la prison de Nancy-Maxéville. Il appartient à un Luxembourgeois déjà condamné dans son pays et libérable en 2019.

France Bleu ajoute qu'on ne connaît pas ses motivations, ni comment il s'est procuré le téléphone. Un mandat d'arrêt européen a été lancé par les autorités luxembourgeoises pour pouvoir entendre le prisonnier, qui risque une peine de cinq années supplémentaires pour ces cinq "canulars".