Air Cocaïne : la condamnation à 20 ans des deux pilotes français confirmée en appel en République Dominicaine

Pascal Fauret et Bruno Odos ont fui la Répiblique dominicaine fin 2015, et sont depuis en détention provisoire, en France. 

Pascal Fauret et Bruno Odos à Higuey, en République dominicaine, lors de leur procès pour trafic de drogue, le 4 février 2014.
Pascal Fauret et Bruno Odos à Higuey, en République dominicaine, lors de leur procès pour trafic de drogue, le 4 février 2014. (ERIKA SANTELICES / AFP)
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Si Pascal Fauret et Bruno Odos sont actuellement détenus en France, la justice dominicaine s'est prononcée sur leur cas, jeudi 11 février. La cour d'appel de Saint-Domingue a confirmé en appel la condamnation à 20 ans de prison pour trafic de drogue des deux pilotes français, impliqués dans l'affaire Air Cocaïne.

Il avait été condamné en première instance, accusés d'être mêlés à un trafic de drogue, après que la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, avait intercepté sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana un avion Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord, dans la nuit du 19 au 20 mars 2013.

Depuis leur évasion rocambolesque de cette île des Caraïbes, fin 2015, les deux pilotes du Falcon sont visés par un mandat d'arrêt international émis par la République Dominicaine, mais la France, où ils sont en détention provisoire, a écarté toute extradition. 

"Un déni de justice" pour l'épouse d'un des condamnés

Selon Éric Dupond-Moretti, l'un des avocats français des deux pilotes, ils ont "bien fait de ne pas rester là-bas". "Je dis que ces deux hommes ne sont pas coupables", a affirmé le ténor du barreau de Lille. "Il y a beaucoup de choses discutées et discutables dans ce dossier [en France]", a-t-il encore déclaré, ajoutant que "la justice française n'est pas au service du rattrapage de l'injustice dominicaine".

Pour Sabine Fauret, l'épouse d'un des pilotes, cette confirmation de la peine en République Dominicaine "n'est pas une surprise". "C'est une grande fumisterie depuis le départ avec un pays qui s'enferme dans un déni de justice scandaleux", a-t-elle. C'est "parce qu'ils savaient bien qu'ils seraient condamnés à 20 ans, sans preuve", que les deux Français avaient choisi de quitter le pays, a-t-elle ajouté.  "Mon époux s'est rendu en France car on croit en la justice française", a poursuivi Sabine Fauret.

Le procès en appel, qui concernait deux autres Français restés sur l'île, Nicolas Pisapia, présenté comme le passager du jet, et l'apporteur d'affaires Alain Castany, se poursuivra le 14 mars, a précisé le tribunal.