Hollande "prendra le temps de la réflexion" sur l'affaire Jacqueline Sauvage

Le chef de l'Etat a reçu à l'Elysée les filles et les avocates de cette femme condamnée pour avoir tué son mari violent.

Des femmes manifestent, à Paris, le 23 janvier 2016, pour réclamer la grâce de Jacqueline Sauvage, condamnée pour avoir tué son mari violent. 
Des femmes manifestent, à Paris, le 23 janvier 2016, pour réclamer la grâce de Jacqueline Sauvage, condamnée pour avoir tué son mari violent.  (DENIS PREZAT / CITIZENSIDE.COM / AFP)
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François Hollande n'a pas encore pris sa décision sur le cas de Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, selon l'entourage du président. Le chef de l'Etat a reçu à l'Elysée, vendredi 29 janvier, les trois filles et les avocates de la détenue, âgée de 68 ans, dont la situation suscite une vague d'émotion en France. Adossées à un large comité de soutien, elles réclament la grâce de Jacqueline Sauvage, battue pendant quarante-sept ans.

"On a le sentiment d'avoir été comprises"

"Le président de la République prendra le temps de la réflexion avant de donner sa décision", a précisé un collaborateur de François Hollande. A la sortie de l'entretien, les filles de Jacqueline Sauvage ont déclaré à la presse : "Ça s'est extrêmement bien passé, le président a été à l'écoute. Il a été très sincère avec nous. Il a dit que la réponse serait assez rapide. Je sais que cet homme a autre chose à penser, et il nous a écoutées. On a le sentiment d'avoir été comprises."

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En décembre, Sylvie, Carole et Fabienne Marot avaient demandé au président, par courrier, d'accorder la grâce à leur mère. Jacqueline Sauvage avait été condamnée en appel à dix ans de réclusion pour avoir tiré, en 2012, trois coups de fusil dans le dos de son mari, après avoir subi des violences de sa part durant près de cinq décennies. Une pétition en ligne reprenant cette demande a recueilli près de 400 000 signatures et des personnalités du monde artistique et politique, parmi lesquelles plusieurs dizaines de parlementaires, ont également plaidé en ce sens.