Violences conjugales : l'affaire Jacqueline Sauvage peut-elle faire évoluer le droit ?

Et si la loi n'était pas adaptée aux drames des femmes battues ? Le cas Jacqueline Sauvage interpelle juristes et politiques. Après la grâce partielle de François Hollande qui fait débat, certains planchent sur un nouveau concept : la légitime défense différée.

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France 3

Mis à jour le , publié le

L'affaire Jacqueline Sauvage relance la question du traitement judiciaire des cas de violence conjugale. Un cas particulier face à une situation particulière, selon Alexandra Lange, qui avait tué son mari violent d'un coup de couteau dans la gorge à la suite d'une dispute.

Dans son dossier, le jury avait décidé de l'acquitter en reconnaissant la légitime défense. "On ne s'attend pas à 'quand est-ce qu'il va nous cogner', donc on ne s'attend pas à 'quand est-ce qu'on aura assez de courage pour pouvoir répondre'...", explique-t-elle au micro de France 3.

Un droit inadapté ?

A l'Assemblée nationale, Valérie Boyer milite pour des modifications du droit sur la situation des femmes battues. "La première, c'est l'évolution de la notion de légitime défense. La deuxième, c'est de mettre dans notre droit le danger de mort permanent [...]. La troisième, c'est de faire examiner ces affaires par des juridictions spécialisées", indique la députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône.

Les magistrats sont opposés à ces idées, car ils estiment que ces particularités sont déjà examinées lors de ces affaires. Chaque année en France, plus de 130 femmes meurent sous les coups de leur compagnon.

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