Affaire Jacqueline Sauvage : la secrétaire d'État aux Droits des femmes dément avoir rejoint le comité de soutien

Le chef de l'Etat a reçu vendredi les filles et les avocates de la mère de famille qui réclament sa grâce présidentielle.

La secrétaire d'Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard, dans la cour de l'Elysée (Paris) le 25 novembre 2015, après un Conseil des ministres.
La secrétaire d'Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard, dans la cour de l'Elysée (Paris) le 25 novembre 2015, après un Conseil des ministres. (CITIZENSIDE/YANN BOHAC / AFP)
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Pascale Boistard, la secrétaire d'État aux Droits des femmes, dément avoir rejoint le comité de soutien de Jacqueline Sauvage"Cette information est totalement fausse", a réagi la secrétaire d'Etat, contactée par francetv info, après un article du JDD qui affirmait dimanche 31 janvier. Jacqueline Sauvage a été condamnée à dix ans de réclusion pour avoir tué son mari en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal.

"Sensible à la situation"

"Mon rôle de ministre me l'interdit, étant donné que la grâce présidentielle est par définition une prérogative du président de la République", fait valoir Pascale Boistard. La socialiste assure toutefois qu'elle est "bien évidemment sensible à la situation de Jacqueline Sauvage". Et elle précise qu'elle a "été associée pour la préparation de la rencontre qui a eu lieu" vendredi à l'Elysée entre François Hollande et les avocates et les filles de la sexagénaire, qui réclament une grâce présidentielle pour leur mère, âgée de 68 ans.

A l'issue de cette entrevue, l'entourage du chef de l'Etat a fait savoir que le président se donnait "le temps de la réflexion" avant de prendre sa décision. La pression se fait de plus en plus grande. Le cas de Jacqueline Sauvage suscite une mobilisation croissante. La pétition lancée pour soutenir la demande de grâce présidentielle a déjà récolté plus de 430 000 signatures. Et le comité de soutien qui s'est constitué réuni notamment la maire PS de Paris Anne Hidalgo, l'écologiste Daniel Cohn-Bendit et le porte-voix du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon.

"Son silence est assourdissant"

Jointe par francetv info, Eva Darlan, la comédienne à l'origine de ce comité de soutien, dément elle aussi l'information du JDD. "Nous avons échangé quelques idées à ce sujet" avec Pascale Boistard, dit-elle, avant d'ajouter : "Je l'ai sollicité depuis début décembre. Elle ne répondait pas et elle a fini par envoyer un mot disant qu'elle ne pouvait pas peser sur les décisions du chef de l'Etat." "Je comprends que les ministres puissent avoir des difficultés à se positionner, mais d'autres ont eu des déclarations publiques de soutien comme Fleur Pellerin", la ministre de la Culture, fait-elle observer. Et de conclure : "Il faut que le ministère du droit des femmes se positionne humainement. Son silence est assourdissant."