Corse : trois nouvelles interpellations après l'agression de pompiers à Noël

Il s'agit de la quatrième série d'interpellations depuis le 25 décembre dans cette affaire.

Le quartier des Jardins de l'Empereur, à Ajaccio (Corse-du-Sud), le 28 décembre 2015.
Le quartier des Jardins de l'Empereur, à Ajaccio (Corse-du-Sud), le 28 décembre 2015. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

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Trois hommes ont été interpellés mercredi 3 février à Ajaccio (Corse-du-Sud) dans le cadre de l'enquête sur l'agression de pompiers et d'un policier survenue la nuit de Noël. Les trois hommes ont été arrêtés dans le quartier des Jardins de l'Empereur; où les faits s'étaient déroulés. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat de police de la ville.

Il s'agit de la quatrième série d'interpellations depuis le 25 décembre dans cette affaire. Cinq hommes âgés de 16 à 25 ans avaient été placés en garde à vue lundi. Trois ont depuis été relâchés sans charges et deux autres devaient être présentés mercredi à une juge d'instruction d'Ajaccio.

Aucune interpellation autour des manifestations racistes

Le 24 décembre au soir, après un après-midi déjà marqué par des actes de vandalisme dans le quartier des Jardins de l'Empereur, une équipe de sapeurs-pompiers appelée pour intervenir sur une fausse alerte au feu était tombée dans un guet-apens, tendu par plusieurs dizaines d'hommes cagoulés et armés notamment de clubs de golf et de pierres. Deux pompiers et un policier avaient été blessés.

Le lendemain, jour de Noël, plusieurs centaines de personnes avaient dénoncé ces violences devant la préfecture d'Ajaccio. Des manifestants s'étaient ensuite rendus aux Jardins de l'Empereur et dans d'autres quartiers à forte population maghrébine, scandant pour certains "les Arabes, dehors". Des dégradations avaient également eu lieu, notamment dans une salle de prière.

Au total, au moins six personnes ont déjà été mises en examen depuis les évènements pour leur implication présumée soit dans les actes de vandalisme du 24, soit dans l'agression des pompiers la nuit de Noël. Aucune interpellation n'a eu lieu pour l'instant pour les débordements survenus lors des manifestations dans les jours qui ont suivi.