Ajaccio : plusieurs interpellations liées à l'agression de pompiers à Noël

Deux pompiers avaient été "sérieusement" blessés par des éclats de verre après des "agressions physiques" dans le quartier des Jardins de l'empereur.

Des gendarmes surveillent les abords d'une mosquée attaquée en représailles à des agressions contre des pompiers, le 26 décembre à Ajaccio (Corse-du-Sud).
Des gendarmes surveillent les abords d'une mosquée attaquée en représailles à des agressions contre des pompiers, le 26 décembre à Ajaccio (Corse-du-Sud). (YANNICK GRAZIANI / AFP)

Mis à jour le , publié le

Plusieurs personnes ont été interpellées, lundi 18 janvier, dans le cadre de l'enquête sur l'agression de pompiers dans le quartier des Jardins de l'empereur à Ajaccio (Corse-du-Sud), lors de la nuit du réveillon de Noël. Deux pompiers avaient été "sérieusement" blessés par des éclats de verre après des "agressions physiques" au cours desquelles des vitres de leur véhicule d'intervention avaient été détruites.

Les interpellations, dont le nombre n'a pas été précisé, ont été effectuées dans ce quartier sensible situé sur les hauteurs d'Ajaccio. Plusieurs immeubles ont été perquisitionnés par les policiers de la sécurité publique et de la police judiciaire, sur commission rogatoire d'un juge d'instruction.

Des pompiers tombés dans un guet-apens

Plusieurs pompiers, appelés pour un faux incendie, avaient été blessés dans la nuit du 24 au 25 décembre. A bord de leur véhicule de secours, accompagné d'un véhicule de police, ils étaient tombés dans un guet-apens. Le camion des pompiers avait été caillassé par des hommes encagoulés criant, selon les témoignages des sauveteurs, "Corses de merde, vous n'êtes pas chez vous !". Les agresseurs avaient blessé plusieurs pompiers à coups de clubs de golf et de bâtons. Des plaintes avaient été déposées.

Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées le 25 décembre devant la préfecture d'Ajaccio pour dénoncer ce déferlement de violence. Des manifestants s'étaient ensuite rendus aux Jardins de l'empereur et dans d'autres quartiers sensibles. Certains manifestants avaient scandé des slogans à caractère raciste comme "Les Arabes, dehors" et des déprédations avaient été commises dans une salle polyvalente servant de salle de prière pour les musulmans.