Incendie à Saint-Cannat : "On est soulagés mais traumatisés par le spectacle qui s’offre à nous"

Depuis samedi, l'incendie a touché près de 750 hectares de végétation dans les Bouches-du-Rhône. Pour autant, le maire de Saint-Cannat se veut rassurant sur les dégâts engendrés par le feu. 

L\'incendie à Saint-Cannat dans les Bouches-du-Rhône.
L'incendie à Saint-Cannat dans les Bouches-du-Rhône. (FRANCK PENNANT / AFP)
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"On est soulagés mais traumatisés par le spectacle qui s’offre à nous", a déclaré dimanche 16 juillet sur franceinfo le maire de Saint-Cannat, Jacky Gérard, après l'incendie qui a touché 750 hectares de végétation samedi et dimanche entre les communes de Saint-Cannat et Éguilles dans les Bouches-du-Rhône.

Il y a eu "peu de dégâts, de la pinède a brûlé, des petites installations, des abris pour les animaux, mais les habitations qui étaient bien entretenues autour ont été préservées", a-t-il expliqué. "On m’a signalé une maison, une maison préfabriquée qui a brûlé, mais elle était inoccupée depuis des années, pour le reste, je n’ai pas trouvé de maisons brûlée pour l’instant", a ajouté Jacky Gérard.

"Toute la végétation et les bâtiments d’exploitations ont brûlé"

Cela étant, "le paysage va être apocalyptique", a-t-il déploré. En effet, "beaucoup d’installations" ont été touchées, notamment, "chez un éleveur d’autruches et de chevaux". Selon le maire de Saint-Cannat, certes, "les bêtes ont été sauvées", mais "toute la végétation et les bâtiments d’exploitations ont brûlé", a-t-il souligné, ajoutant, "c’est traumatisant", d'autant que "cela faisait 31 ans qu’on n’avait pas connu un tel incendie", a rappelé Jacky Gérard, non sans émotion.

Concernant l'origine de l'incendie, l'enquête est toujours en cours mais selon lui, "cela laisse supposer un départ accidentel suite à un mégot en bord de route près d’un champ de blé".

La prudence est aussi de mise sur une reprise éventuelle de l'incendie car "on voit des troncs qui se consument qui peuvent après provoquer de nouveaux départs d’incendie sur les alvéoles qui n’ont pas bougé".