Attaque à l'aéroport d'Orly : les analyses toxicologiques révèlent que l'assaillant était sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants

Ziyed Ben Belgacem a été abattu, samedi matin, après avoir tenté de dérober l'arme d'une militaire.

Des membres du Raid sécurisent l\'aéroport d\'Orly (Val-de-Marne), le 18 mars 2017.
Des membres du Raid sécurisent l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), le 18 mars 2017. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)
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Kocila MakdechePierre GodonFrance Télévisions

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Ce qu'il faut savoir

Les analyses toxicologiques pratiquées sur le corps de Ziyed Ben Belgacem, l'homme qui a attaqué des militaires dans le terminal sud de l'aéroport d'Orly samedi 18 mars, montrent qu'il était sous l'emprise de stupéfiants et d'alcool, selon les informations de France 2. Il avait 0,93 g d'alcool par litre de sang, et des traces de cocaïne et de cannabis ont été retrouvées. Plus tôt dans la journée de ce dimanche 19 mars, les gardes à vue de son frère et de son cousin avaient été levées. 

Ziyed Ben Belgacem connu des services de police et de renseignement. "Son casier judiciaire fait état de neuf mentions, notamment pour des faits de violence, d’outrage, de recel", a expliqué François Molins. Le procureur de Paris a évoqué plusieurs condamnations à des peines de prison pour vol avec arme et trafic de stupéfiants.

Soupçons de radicalisation. L'assaillant d'Orly avait par ailleurs "été repéré comme radicalisé à l’occasion d’un passage en détention". Dans le cadre de l'état d'urgence voté après les attentats du 13-Novembre, "il avait fait l’objet d’une perquisition administrative qui avait amené la police à découvrir chez lui de 4 clés USB et d’une carte SD dont l’exploitation n’avait rien donné", a affirmé François Molins.

Reprise progressive du trafic à Orly. Après plusieurs heures d'interruption, Aéroports de Paris a annoncé la reprise du trafic samedi, vers 13 heures à Orly-Ouest, puis 15 heures pour Orly-Sud. La situation devrait revenir à la normale dimanche.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ORLY

22h59 : La journaliste de France 2 Audrey Goutard détaille les résultats de ces analyses.

22h59 : L'homme qui a attaqué les militaires à Orly était sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants (cannabis et cocaïne), indiquent les analyses toxicologiques.

22h16 : #Orly Contrôler les bagages à l'entrée des aéroports entrainerait des "bouchons" et ferait par conséquent des cibles pour les terroristes...

22h15 : Dans les aéroports en Inde ou au Moyen Orient il y a des contrôles de sécurité des l'entrée dans l'aéroport . Pas en France Mais les temps ont changé et il faut s adapter .

22h15 : Dans les commentaires, vous débattez de la pertinence d'instaurer des contrôles à l'entrée des aéroports, comme demandé par certains salariés d'Orly.

21h57 : Comment empêcher l'intrusion d'hommes armés dans les aéroports ? À l'heure actuelle, en France, les passagers et les bagages ne sont pas contrôlés à l'entrée. Est-ce une bonne solution, se demande France 2 ?





(FRANCE 2)

20h19 : Les gardes à vue du frère et du cousin de l'assaillant de l'aéroport d'Orly viennent d'être levées.

19h23 : La sécurité des aéroports est-elle remise en cause après l'attaque d'Orly ? Non, pour le directeur de l'aéroport, qui estime sur France 3 que "le principe d'intervention immédiate pour stopper une attaque a été spectaculaire puisque les militaires ont stoppé l'assaillant en moins de deux minutes". 5 000 policiers, militaires et gendarmes patrouillent dans les aéroports, appuyés par 9 000 caméras de surveillance.





(FRANCE 3)

19h14 : La militaire agressée hier à Orly n'est pas blessée, mais est en état de choc, au point d'être suivie psychologiquement dans un hôpital militaire. 20minutes.fr cite une source militaire qui en dit plus : "Pour l'instant, elle n'a pas d'arrêt de travail à proprement parler, mais il paraît évident qu'elle ne va pas retourner immédiatement sur le terrain."

14h52 : Bonjour @anonyme. Ziyed Ben Belgacem était connu des services de police et de la justice. Son casier judiciaire fait état de neuf mentions, notamment pour des faits de violence, d'outrage, de recel. Il a fait deux séjours en prison et a été repéré comme radicalisé pendant sa dernière incarcération. Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article qui rassemble toutes les informations dont nous disposons.

14h52 : Pourriez vous nous eclairer exactement sur le parcours de Zyied Ben Belgacem? Quel etait exactement le "statut" de cette personne vis a vis de la justice??

10h33 : "Mon fils n'a jamais été un terroriste. Jamais il n'a fait la prière et il boit. Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive."

Au micro d'Europe 1, le père de Ziyed Ben Belgacem assure que son fils n'avait pas de motivations terroristes. "Il me téléphone à sept ou huit heures du matin. Il était énervé à l'extrême. (...) Il me dit 'Voilà papa, je te demande pardon, j'ai fait une connerie avec un gendarme'."

(EUROPE 1 / DAILYMOTION)

09h59 : Une centaine de personnes qui n'avaient pu prendre leur vol hier ont dormi à l'aéroport d'Orly, sur des lits d'appoint installés pour l'occasion. Les compagnies aériennes ont aussi hébergé entre 100 et 200 personnes dans les hôtels de l'aéroport.

10h10 : A l'aéroport de Paris-Orly, le trafic est "plutôt normal" ce matin, selon une porte-parole d'ADP, citée par l'AFP. "Il y a quand même encore un petit peu de retard, un retard moyen de vingt minutes" "aux renforts aux contrôles", explique-t-elle, annonçant que les choses devraient rentrer dans l'ordre dans la matinée.

10h34 : Nous vous le disions tout à l'heure : la garde à vue du père de Ziyed Ben Belgacem a été levée. Son cousin et son frère sont toujours entendus. Par ailleurs, une autopsie doit avoir lieu dans la journée afin de déterminer notamment si l'assaillant était sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants au moment des faits.

10h35 : Hier, à cette même heure, la France entière apprenait l'attaque perpétrée par Ziyed Ben Belgacem contre des militaires à l'aéroport d'Orly. Avec Mathieu Dehlinger, je vous raconte le parcours destructeur mené par ce Français de 39 ans, connu des services de police et de renseignement.




(BENJAMIN CREMEL / AFP)