Fiona est toujours introuvable. La fillette de 5 ans a disparu, dimanche 12 mai, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), dans le parc Montjuzet, situé sur les hauteurs de la ville. Les recherches ont repris, lundi matin, avec la mobilisation de 80 militaires du 92e régiment de la ville.

La police de Clermont-Ferrand a lancé un appel à témoins pour retrouver la petite fille. "La police recherche tout témoignage de personnes présentes dans le parc hier en fin d'après-midi, ainsi que toute personne ayant pris des photographies. Contacter le 07 77 97 08 59 et 04 63 05 22 21", indique l'appel à témoins.

(France 2)

Francetv info résume ce que l'on sait de sa disparition.

Comment est décrite la fillette dans l'avis de recherche ?

Blonde "au teint clair" et aux "yeux bleu-vert", de "type européen". Elle mesure 1,10 m et était vêtue au moment de sa disparition d'un survêtement noir avec un logo blanc Hello Kitty. Elle était chaussée de tennis noires et portait au cou une chaîne en plaqué or sur laquelle on peut lire "sagittaire", selon la police.

L'enfant "s'exprime sans accent", possède "une intelligence vive et un bon niveau de langage pour son âge" et est capable de décliner son identité sans difficulté. L'appel à témoins précise que Fiona est "assez espiègle et sociable de caractère".

Comment a-t-elle disparu ?

Dimanche après-midi, alors que la fillette et sa petite sœur de 2 ans et demi jouaient parmi d'autres enfants, sa mère, enceinte de six mois de son nouveau compagnon, s'est assoupie un "bref instant" dans ce parc d'une superficie de 26 hectares "très fréquenté à cette heure".

Des policiers cherchent Fiona, une fillette de 5 ans, dans le parc où elle a disparu, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 12 mai 2013.
Des policiers cherchent Fiona, une fillette de 5 ans, dans le parc où elle a disparu, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 12 mai 2013. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

A son réveil, elle a constaté la disparition de sa fille. Elle est partie à sa recherche pendant 45 minutes, avant de se rendre au commissariat de police pour signaler sa disparition, car elle n'avait pas de portable.

"Il n'y a pas de raisons de remettre en cause le témoignage de la mère", a déclaré le procureur Pierre Sennes. Le père de Fiona a, pour sa part, été entendu vers minuit, par les enquêteurs. Il s'est brièvement rendu, lundi matin, dans le parc.

Quelles sont les pistes privilégiées par les enquêteurs ?

Pour le procureur, "l'hypothèse selon laquelle elle pourrait encore se trouver dans le parc s'amenuise". Sans toutefois "exclure totalement" la piste d'un "accident" de la fillette, le magistrat a toutefois laissé entendre qu'elle s'amenuisait en raison des recherches vaines. "Il y a des endroits escarpés et elle aurait pu faire une chute [...] mais, vu les investigations menées, on se redéploie à l'extérieur du parc", a-t-il dit.

"Toutes les hypothèses sont retenues", a souligné Pierre Sennes. Il a précisé qu'il n'y avait pas pour l'instant "d'information avérée sur l'existence d'un enlèvement", d'où le recours à un simple "appel à témoins" et non une "alerte enlèvement".