Haute-Saône : ce que l'on sait de la disparition d'une joggeuse de 29 ans

Un corps calciné a été retrouvé dans une zone boisée non loin du lieu où Alexia Daval faisiait son jogging.

Un gendarme donne des instructions à des volontaires qui s\'apprêtent à participer à une battue pour retrouver Alexia Daval, le 30 octobre 2017 à Gray-la-Ville.
Un gendarme donne des instructions à des volontaires qui s'apprêtent à participer à une battue pour retrouver Alexia Daval, le 30 octobre 2017 à Gray-la-Ville. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)
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L'enquête sur la disparition d'Alexia Daval s'accélère. Deux jours après la disparition de cette joggeuse de 29 ans à Gray-La-Ville (Haute-Saône), les enquêteurs ont retrouvé un corps brûlé, sans que ce dernier n'ait pu être identifié. Le procureur de la République, Emmanuel Dupic, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour assassinat. Franceinfo fait le point sur l'enquête.

Que s'est-il passé ?

Il est 9 heures, samedi 28 octobre, lorsque Alexia Daval quitte son domicile pour aller courir, une activité qu'elle pratique régulièrement. Alors qu'elle est censée s'absenter une quarantaine de minutes, les heures passent et Alexia, partie sans téléphone portable, ne rentre pas chez elle. Inquiet, et dans l'impossibilité de la joindre, son mari prévient, à 12h25, les gendarmes de Haute-Saône, qui lancent un appel à témoins.

Qui est Alexia Daval ?

Alexia Daval, 29 ans, est présentée comme une jeune femme "sans aucun problème particulier" par le procureur de la République. Employée de banque et mariée depuis deux ans, elle vit à Gray-la-Ville, un village de 975 habitants qui jouxte la petite ville de Gray, où ses parents sont très connus : ils y tiennent un café PMU et sa mère siège au conseil municipal.

Sportive, excellente nageuse, Alexia Daval "n'est pas connue comme étant suicidaire et plutôt en bonne santé", selon le procureur. Au moment de sa disparition, la jeune femme blonde, qui mesure 1m70, portait des lunettes rouges. Elle était vêtue d'une tenue de sport composée d'un short noir, d'un gilet rouge et de baskets roses.

Que sait-on du corps retrouvé ?

Le corps a été découvert vers 15 heures par un élève gendarme. Il était caché sous des branchages dans un bois à Velet (Haute-Saône), situé à "plusieurs kilomètres de l'itinéraire habituel" de la joggeuse, a indiqué le commandant de gendarmerie Jean-Michel Blaudez. "La découverte a résulté du ratissage méthodique engagé depuis dimanche de toutes les zones boisées du secteur", a explique le militaire.

Le corps retrouvé "a été brûlé sur place" et cela explique le choix du bois, "assez isolé", a souligné le procureur au cours d'une conférence de presse à Gray. Le corps est cependant dans un état tel qu'il est "trop tôt pour affirmer qu'il s'agit bien d'Alexia", a-t-il déclaré. Le magistrat a précisé que le corps avait été "volontairement brûlé par l'auteur des faits", et annoncé avoir ouvert une enquête pour "assassinat".

"Le corps découvert est celui d'un individu plutôt jeune (...) L'identification sera certaine avec l'autopsie jeudi", a souligné Emmanuel Dupic, après avoir reçu les parents d'Alexia en début de soirée.

Depuis dimanche, des moyens très importants avaient été déployés. Quelque 200 personnes, dont 125 gendarmes, participaient aux recherches, assistées de nombreux volontaires qui ont participé à des battues.

Quelles sont les pistes envisagées ?

"Il n'y aucun suspect à ce stade de l'enquête. Elle va être compliquée et longue", a estimé le procureur. Dans la matinée, les enquêteurs avaient dit avoir recueilli "un témoignage, extrêmement intéressant, de quelqu'un qui a vu la joggeuse" entre le moment où elle est partie de chez elle et sa disparition.

La presse locale se fait l'écho de plusieurs pistes, dont celle d'un éventuel rôdeur. Selon L'Est républicain, la jeune femme aurait été récemment harcelée au téléphone. Mais les enquêteurs n'ont fait aucun commentaire sur ces informations.

Les informations recueillies à l'occasion de l'appel à témoins lancé sur Facebook vont désormais devoir être analysées. "Il a été lu par trois millions de personnes, nous avons reçu 10 000 commentaires, c'est une masse considérable de données", commente le commandant Jean-Michel Blaudez. La gendarmerie va également recourir à des drones pour déterminer notamment si un véhicule a pu se rendre dans la zone où le corps a été retrouvé.