DIRECT. Fusillade dans un lycée de Grasse : "l'acte héroïque est partagé avec les enseignants et les élèves", affirme le proviseur

Dans une interview à TF1, le proviseur du lycée Tocqueville de Grasse, Hervé Pizzinat, qui a été blessé lors de la fusillade, raconte "ce qui s'est passé". 

Des policiers déployés aux abords du lycée Alexis de Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), jeudi 16 mars.
Des policiers déployés aux abords du lycée Alexis de Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), jeudi 16 mars. (VALERY HACHE / AFP)

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Ce qu'il faut savoir

"On me signale un élève armé, je fonce". Dans une interview à TF1 diffusée vendredi 17 mars, le proviseur du lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes) est revenu sur les tirs qui se sont produits dans son établissement jeudi. Lorsqu'il tombe sur l'élève, aujourd'hui en garde à vue, il "lui demande ce qu'il va faire". "Je ne veux pas vous tuer, mais je veux tuer d'autres personnes", lui répond le jeune homme. "Je me suis dit que je pouvais le faire dialoguer", poursuit Hervé Pizzinat, qui sera finalement blessé à l'épaule gauche. Ce dernier refuse l'étiquette de héros. "Je n'ai pas de justaucorps bleu et de cape rouge, je ne suis qu'un être humain", dit-il, avant d'ajouter que "l'acte héroïque est partagé avec les enseignants et les élèves".  

Quelles étaient les motivations du tireur ?  Des témoins ont parlé d'un jeune homme victime de harcèlement. Une version écartée par le recteur de l'Académie de Nice. Toujours en garde à vue, le lycéen "s'explique et accepte de répondre aux questions", a indiqué le procureur de la République de Grasse. Deux de ses amis, des frères jumeaux, sont également en garde à vue. 

D'où venait l'arsenal ? Une source proche de l'enquête indique à franceinfo que les armes utilisées lors de la fusillade appartiendraient au grand-père du suspect.

Dix "victimes". La procureure de Grasse a fait état, jeudi, de "dix victimes", dont "aucune ne se trouve en état d'urgence absolue". Parmi ces victimes figurent des blessés légers et trois personnes en état de "choc émotionnel".

Pas de cours vendredi. La préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé que les cours reprendront lundi au lycée Alexis-de-Tocqueville de Grasse. L'établissement a ouvert ses portes, vendredi matin, pour un soutien médico-psychologique.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GRASSE

23h27 : Le proviseur du lycée Tocqueville de Grasse a raconté ce soir sur TF1 les minutes pendant lesquelles il a fait face au lycéen qui a tiré hier dans son établissement. Voici ce qu'il faut en retenir.

23h08 : France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur publie le témoignage du policier qui arrêté le jeune homme suspecté d'être l'auteur des coups de feu au lycée Tocqueville de Grasse. Le jeune Killian s'est laissé interpeller sans opposer de résistance.

22h55 : Après la fusillade dans le lycée de Grasse, France 2 passe au crible les dispositifs de sécurité mis en place dans les établissements scolaires.

21h18 : Retour sur les gestes héroïques qui ont permis d'éviter une catastrophe lors de la fusillade du lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes).


(FRANCE 2)

16h59 : La ministre de l'Education nationale salue les policiers qui sont intervenus au lycée de Grasse dans lequel a eu lieu la fusillade, hier.

15h18 : Le profil de Lucas avait été diffusé par la PJ de Nice après l'interpellation, hier, de son jumeau, lui aussi ami avec le tireur.

15h16 : L'adolescent a été reconnu par un gendarme et n'a opposé aucune résistance aux forces de l'ordre.

16h15 : Lucas, un ami du suspect à l'origine de la fusillade du lycée Tocqueville de Grasse (Alpes-Maritimes), a été interpellé à Callian (Var) vers midi.

13h11 : Le préfet des Alpes-Maritimes annonce un renforcement des patrouilles de police et de gendarmerie devant les établissements scolaires du département. Ce renforcement ciblera en priorité les grandes villes du département comme Antibes, Nice, Menton, Cagnes-sur-Mer et Grasse "dès les prochains jours", a-t-il indiqué.

10h59 : Le lycée Alexis-de-Tocqueville, à Grasse, a été confronté à sa première intrusion armée en conditions réelles, hier. Comme plus de 90% des établissement scolaires depuis la rentrée, ce lycée avait déjà pratiqué un exercice "intrusion attentat". Comment la crise a-t-elle été gérée, hier ? Je vous relate des témoignages dans cet article.

10h41 : Les armes utilisées, hier, au lycée Tocqueville de Grasse appartiendraient au grand-père du suspect, selon une source proche de l'enquête.

10h41 : Les policiers en charge de l'enquête sur la fusillade survenue dans un lycée de Grasse ont interpellé et placé en garde à vue le frère d'un ami proche du tireur. Le tireur, lui, s'était rendu hier.

09h49 : Trois adolescents et le proviseur du lycée Tocqueville de Grasse, blessés hier par les tirs d'un élève, sont toujours hospitalisés ce matin. Les quatre blessés ont passé la nuit à l'hôpital, et deux d'entre eux pourraient sortir dans la journée.

09h14 : Après la fusillade au lycée Tocqueville, "nous sommes dans une démarche d'écoute de toutes les personnes qui auraient besoin de s'exprimer, qui auraient des inquiétudes", a expliqué ce matin Jérôme Viaud, le maire de Grasse, sur France Bleu Azur.

08h20 : Hier, les élèves du lycée Tocqueville ont entendu "alerte attentat" dans un haut-parleur et se sont mis sous les tables. Avec la fusillade à Grasse, la sécurisation des établissements scolaires a été mise à l'épreuve. Depuis la rentrée, des exercices "intrusion attentat" ont été effectués et les plans de mise en sécurité réactualisés.

07h13 : Nice-matin revient largement sur la fusillade qui s'est déroulée dans un lycée de Grasse, hier. Pour plus d'informations, suivez notre direct.




07h20 : Après les coups de feu tirés dans le lycée Tocqueville de Grasse, hier, les cours reprendront lundi. L'établissement ouvre tout de même ses portes, ce matin, mais uniquement pour un soutien médico-psychologique. Les agents de l'établissement peuvent s'y rendre à partir de 8 heures. Les élèves, familles et proches sont attendus à partir de 9 heures.