Dammartin-en-Goële : "On n'a pas peur, et puis on est tous Charlie"

Une prise d'otage est en cours dans une entreprise de BTP de Dammartin-en-Goële en Seine-et-Marne. Il s'agirait des deux frères Kouachi suspectés d'être les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo. Il y a une importante opération des forces de l'ordre. France Info a recueilli plusieurs témoignages de personnes sur place notamment dans les entreprises alentours.

(Une vue de l'entreprise CTD située à Dammartin-en-Goële dans laquelle se sont retranchés les deux suspects de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo (1332135) © Google Street View)
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La traque des frères Kouachi, soupçonnés d'avoir perpétré l'attentat à Charlie Hebdo, s'est déplacée vendredi matin de Picardie en Seine-et-Marne. Une prise d'otage était en cours dans les locaux d'une petite entreprise de BTP. Deux hommes pouvant correspondre au signalement des frères Kouachi retiendraient une ou plusieurs personnes sur ce site, situé au sein de la zone industrielle de Dammartin-en-Goële. France Info a recueilli plusieurs témoignages de personnes sur place notamment dans les entreprises alentours.

A LIRE  ►►► [Dammartin-en-Goële : "J'ai croisé un terroriste et je lui ai serré la main"](http://www.franceinfo.fr/actu/faits-divers/article/dammartin-en-goele-628841 " "J'ai croisé un terroriste et je lui ai serré la main"")

Nicolas Naulin, PDG de l'entreprise Brovarec à Dammartin-en-Goële , témoin des évènements : "Petit à petit on a vu les gens s'agiter, les unités d'élite sont intervenues assez rapidement sur place, ont commencé à se déployer. C'était assez spectaculaire et assez flippant ". "Là pour l'instant ils ont reculé petite à petit d'où on est pour aller plus vers la zone nord de la zone industrielle où j'ai entendu qu'il y aurait des otages dans une petite structure qu'on connaît bien, nos amis de chez CTD ".

 

"C'est un mélange de curiosité, de crainte et d'admiration devant ces gens qui nous protègent et qui font un travail compliqué. On n'est pas tranquille non plus, nos proches n'arrêtent pas de nous appeler pour prendre de nos nouvelles, on les rassure autant que possible. On est bien entourés. Globalement on n'a pas peur, et puis on est tous Charlie ".

Nicolas Naulin, PDG de l'entreprise Brovarec à Dammartin-en-Goële : "Les unités d'élite sont intervenues assez rapidement, ont commencé à se déployer. C'était assez spectaculaire et assez flippant". Mais "On n'a pas peur, et puis on est tous Charlie"
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Christelle est une salarié, enfermée dans son entreprise à Dammartin-en-Goële. Elle raconte : "On est cloitrés, on a eu ordre de ne  pas approcher les fenêtres et d'éteindre toutes les lumières. Il y a eu des échanges de feu il y a environ trois quarts d'heure, une voiture de gendarmerie est arrivée, ils sont sortis en courant. Depuis, ils ont tout cloitré, on a les hélicoptères qui sont là juste au-dessus. On a même, dans l'enceinte de l'entreprise, des forces qui sont armées. Et puis des gendarmes partout ". "On doit être quelques centaines. Moi je suis dans les bureaux. On est un peu comme des lions en cage, on ne sait pas trop. Le téléphone sonne de partout, tout le monde s'inquiète. On fait attention ".

Christelle, une salariée d'une entreprise de Dammartin-en-Goël : "Ils ont tout cloîtré, on a les hélicoptères qui sont là juste au-dessus. On a même, dans l'enceinte de l'entreprise"
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Pascal Fournaise, un témoin sur place, explique lui que "la rue Clément Ader a été bloquée par les forces de l'ordre juste au niveau de notre portail, nous sommes situés à 600-800 mètres de l'entreprise CTD où il semble avoir eu la prise d'otages. " "Dans la rue il n'y a que les forces de l'ordre, les gens restent dans leurs entreprises. Toutes les entreprises sont fermées. Les gens sont en attente, pour l'instant il n'y a pas de coup de feu ".

Pascal Fournaise, un témoin sur place à Dammartin-en-Goële : "Dans la rue il n'y a que les forces de l'ordre, les gens restent dans leurs entreprises. Toutes les entreprises sont fermées.".
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 Lilia, qui travaille dans la zone industrielle où sont retranchés les deux suspects, explique qu'il" y a les hélicoptères qui survolent la zone, moi personnellement j'en ai vu trois. Il y a le GIGN, la gendarmerie. On est à une cinquantaine de mètres de l'endroit où sont retranchés les suspects. Il y a eu des tirs mais moi personnellement je n'ai pas entendu, je venais juste de rentrer dans la société ". "On nous a demandé de nous regrouper, dans l'éventualité qu'il se passe quelque chose. On est regroupés dans un coin de l'entrepôt. Paniqués non, on est quand même un peu angoissés mais les forces de l'ordre sont là. Dans l'entrepôt on doit être 150 ".

Lilia, qui travaille dans la zone industrielle où sont retranchés les deux suspects : "On nous a demandé de nous regrouper, dans l'éventualité qu'il se passe quelque chose".
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Séverine Gibert, directrice du groupe scolaire du Verger de la Tuilerie, à Dammartin-en-Goële.  "Les enfants sont mis en confinement de l'école, donc ils sont situés dans les couloirs loin des fenêtres. Çà se passe pour le moment dans le calme. Il n'y a pas de mouvement de manique, les enfants restent sereins, on s'assure de pouvoir rassurer certains d'entre eux qui pourraient être plus inquiets ". "La mairie a envoyé une demande de confinement à toutes les écoles. Tout se passe dans le calme, il n'y a aucun mouvement de panique ".

Séverine Gibert, directrice du groupe scolaire du Verger de la Tuilerie, à Dammartin-en-Goële : "La mairie a envoyé une demande de confinement à toutes les écoles. Tout se passe dans le calme, il n'y a aucun mouvement de panique".
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