Créteil : atteinte d'un cancer du sein, elle subit 22 séances de radiothérapie du mauvais côté

Souffrant de troubles cognitifs, la patiente suivie au centre hospitalier intercommunal de Créteil, n'a pas signalé l'erreur aux médecins qui l'ont traité, jusqu'à ce que son conjoint s'en aperçoive.

Une patiente traitée pour un cancer du sein au centre hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne) a subi 22 séances de radiothérapie du mauvais côté.
Une patiente traitée pour un cancer du sein au centre hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne) a subi 22 séances de radiothérapie du mauvais côté. (GOOGLE MAPS)
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Une patiente soignée au centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC, Val-de-Marne) pour un cancer du sein a été traitée par radiothérapie à 22 reprises du mauvais côté, comme l'explique Le Parisien, vendredi 22 janvier.

La méprise, due à "une erreur de prescription survenue lors de la consultation initiale", a été découverte au début de la 23e séance de radiothérapie, sur les 25 que devait subir la patiente. C'est l'Autorité de sûreté nucléaire, organisme indépendant qui assure au nom de l'Etat la réglementation et le contrôle du nucléaire, qui décrit l'erreur dans un avis rendu le 14 janvier.  

"L'absence de syndrome tumoral sur l'imagerie et les difficultés de communication de la patiente" ainsi que d'autres facteurs, comme "la non disponibilité de l'ensemble du dossier lors du parcours du patient, la surcharge du planning des consultations et un contexte clinique particulier" ont "favorisé" l'erreur, précise l'ASN.

La patiente "souffre de troubles cognitifs"

"Les manipulateurs en électroradiologie médicale" ont été interpellés "par le conjoint" de la patiente "qui a constaté des réactions cutanées anormales sur le côté opposé à celui devant être traité", poursuit l'organisme, qui a été informée des faits le 12 novembre 2015. La patiente a ensuite bénéficié "d'un suivi adapté" et l'établissement "mis en place des mesures correctives", qui "feront l'objet d'un suivi en inspection de la part de l'ASN au premier semestre 2016".

Cet événement a été classé au niveau 2, c'est-à-dire "susceptible d'occasionner une altération modérée d'un organe ou d'une fonction", sur une échelle qui en comprend 8. "C'est un événement rare et extrêmement regrettable", qui a été "très perturbant pour tout le monde", a réagi le professeur Bruno Housset, chef de pôle spécialité cancer du CHIC.

La patiente, préalablement opérée, n'a selon lui gardé "aucune séquelle" du côté sain et la perte de temps dans le traitement du côté malade sera sans conséquence pour elle. "Elle souffre de troubles cognitifs. Elle a du mal à comprendre, du mal à communiquer" et donc "à signaler" qu'elle était traitée du mauvais côté, ajoute le médecin. Mais c'est une erreur de l'hôpital, c'est indéniable."