Champs-Elysées : ce que l'on sait de l'attaque qui a visé un fourgon de gendarmerie

Aucun blessé n'est recensé et la situation a été maîtrisée dès 16h34. L'homme qui conduisait une Renault Megane était armé et transportait une bonbonne de gaz qu'il comptait faire exploser, a indiqué la gendarmerie à franceinfo.

Un agent des forces de l\'ordre se trouve à proximité de la voiture avec laquelle un homme a percuté un fourgon de gendarmerie, sur les Champs-Elysées, à Paris, le 19 juin 2017.
Un agent des forces de l'ordre se trouve à proximité de la voiture avec laquelle un homme a percuté un fourgon de gendarmerie, sur les Champs-Elysées, à Paris, le 19 juin 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)
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Un homme à bord d'une voiture a foncé sur un fourgon de gendarmerie, sur les Champs-Elysées, à Paris, lundi 19 juin. Aucun blessé n'a été recensé chez les forces de l'ordre et dans le public. L'assaillant est mort, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a évoqué une "tentative d'attentat". Franceinfo détaille ce que l'on sait de cette attaque.

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Que s'est-il passé ?

Vers 15h40, au niveau du 16, avenue des Champs-Elysées, un homme à bord d'une Renault Megane a volontairement foncé sur un escadron de gendarmes mobiles de Chaumont (Haute-Marne) qui descendaient l'avenue. L'individu, qui arrivait par la droite de l'escadron, a percuté la voiture de tête, a précisé Johanna Primevert, porte-parole de la préfecture de police. "Le véhicule a commencé à prendre feu. Les militaires ont fait une intervention, un périmètre de sécurité", a-t-elle ajouté.

Les gendarmes ont extrait le chauffeur du véhicule alors qu'une fumée orange s'en échappait. Une source policière indique à franceinfo que l’homme aurait mis le feu à une partie de l’habitacle de son véhicule.

Rapidement, le quartier autour du théâtre Marigny a été bouclé. La station de métro Champs-Elysées Clémenceau (située sur les lignes 1 et 13) a été fermée par mesure de sécurité.

A 16h34, la préfecture de police a annoncé que la situation était maîtrisée, précisant qu'aucun blessé n'était recensé au sein des forces de l'ordre ou dans le public. Peu après, lors d'un point presse, le ministre de l'Intérieur a annoncé que l'assaillant était mort alors qu'un opération de déminage se poursuivait.

Que contenait la voiture ?

Au moins deux armes de poing, une Kalachnikov et de nombreuses cartouches et munitions ont été retrouvées par les gendarmes, a appris franceinfo auprès de plusieurs sources. L'individu transportait également une bonbonne de gaz, a indiqué une source au sein de la gendarmerie. Il avait l'intention de la faire exploser, mais cela n'a pas fonctionné, précise cette même source. D'après les premières constatations des enquêteurs, l'homme est mort des suites de l'incendie de la voiture, et possiblement de l'explosion des munitions à bord du véhicule.

Qui est l'assaillant ?

Selon les informations recueillies par franceinfo, l'homme était connu des services de renseignement et de police et il était fiché S. Il est né en 1985, de nationalité française et n'avait jamais été condamné. Des papiers d'identité ont été retrouvés dans le véhicule. Selon son père interrogé par l'AFP, il "avait une arme qui était déclarée" et "s'entraînait au tir". Il bénéficiait d'un permis de détention d'arme, selon une source proche du dossier, citée par l'AFP.

Comment ont réagi les autorités ?

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance. Elle a été confiée à la section antiterroriste et à la DGSI. "Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées avec cette tentative d'attentat", a estimé Gérard Collomb.