Braquage de Kim Kardashian : parmi les 17 interpellés, une bande de "papys braqueurs"

Parmi les 17 personnes interpellées lundi dans l'enquête sur le braquage de Kim Kardashian à Paris en octobre dernier se trouvent des repris de justice de plus de 60 ans, connus dans le milieu du banditisme. Le doyen a 72 ans.

Des caméras de télévision braquées sur la porte de la résidence de luxe où Kim Kardashian a été victime d\'un vol à main armée le 3 octobre 2016 à Paris.
Des caméras de télévision braquées sur la porte de la résidence de luxe où Kim Kardashian a été victime d'un vol à main armée le 3 octobre 2016 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)
Stéphane PairRadio France

Mis à jour le
publié le

C’est la surprise du vaste coup de filet de la Brigade de répression du banditisme (BRB) lundi 9 janvier. Parmi les 17 hommes et femmes interpellés dans l'enquête sur le retentissant braquage de la star américaine Kim Kardashian à Paris en octobre dernier, se trouvent quelques repris de justice âgés de plus de 60 ans, voire de plus de 70 ans. Selon plusieurs sources contactées par franceinfo, ces "papys braqueurs", aidés d’hommes plus jeunes, seraient des Français de la communauté du voyage sédentarisés.

Impliqués dans des affaires de braquage ou de faux-monnayage

Le doyen du groupe atteint même les 72 ans. D'origine italienne, Pierre, surnommé "Pierrot", n'a opposé aucun résistance lors de son arrestation à Grasse (Alpes-Maritimes). Le septuagénaire est bien connu des services de police pour ses implications dans des affaires de banditisme et de trafic de stupéfiants. Selon une source judiciaire, il ferait partie des commanditaires du groupe.

Autre "papy" important dans le réseau qui a braqué Kim Kardashian : un certain Marceau, interpellé près de Rouen (Seine-Maritime). Âgé de 65 ans, l'homme présente un casier judiciaire long comme le bras. Connu pour son implication dans le faux-monnayage, il a été condamné en 2011 pour une série d’attaques de fourgons blindés contenant à chaque fois des bijoux. À l’époque, 7 millions d’euros avaient été dérobés par des faux policiers munis de brassards et de gyrophares, soit le même mode opératoire qu’en octobre dernier lors du braquage contre la star américaine.