La légitime défense est en débat après l'affaire du braqueur tué à Nice. Il y a vingt-sept ans, Gilbert Lori a tué par balle un homme qui tentait de braquer sa bijouterie, à Bron (Rhône). Ce matin d'avril 1986, deux braqueurs entrent dans sa boutique. L'un des braqueurs ouvre le feu sur Gilbert Lori, qui se laisse tomber derrière son comptoir. Le bijoutier attrape une arme et tire deux balles sur le braqueur, une dans le bas-ventre et une dans la tête.

Gilbert Lori explique que tout va très vite, "on n'a pas le temps de penser, on pense à sauver sa peau". A l'époque, la justice n'inquiète pas le bijoutier, puisque l'état de légitime défense est reconnu. Gilbert Lori estime que son agresseur ne méritait pas d'être tué. Il n'avait d'ailleurs pas l'intention de lui prendre la vie, il souhaitait uniquement le neutraliser.

Aujourd'hui, Gilbert Lori parle des traumatismes qu'il a gardés de cette scène de violence. Malgré les cauchemars et les gémissements, il retourne au travail. Mais en 2011, il est à nouveau victime d'un braquage, alors cette fois, il prend son arme et tire avant ses assaillants. Il blesse l'un des braqueurs. La légitime défense n'est pas retenue dans ce cas. Gilbert Lori attend désormais son procès, prévu pour l'an prochain. 

Gilbert Lori revient, jeudi 12 septembre, sur les circonstances qui l'ont amené à tuer un braqueur en 1986. 
Gilbert Lori revient, jeudi 12 septembre, sur les circonstances qui l'ont amené à tuer un braqueur en 1986.  (CAPTURE FRANCE 2 / FRANCETV INFO)