Avalanche aux Deux Alpes : le professeur avait séjourné en hôpital psychiatrique en novembre

Mercredi, il avait conduit un groupe d'élèves sur une piste noire fermée. 

Des personnes déposent des bougies dans la station des Deux Alpes (Isère), en hommage aux victimes de l'avalanche, jeudi 14 janvier 2016. 
Des personnes déposent des bougies dans la station des Deux Alpes (Isère), en hommage aux victimes de l'avalanche, jeudi 14 janvier 2016.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)
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Sur son lit d'hôpital, il a été placé en garde à vue jeudi 14 janvier. Vendredi, une source proche de l'enquête a confié à l'AFP que le professeur qui encadrait les dix lycéens pris dans une avalanche mortelle aux Deux Alpes (Isère), mercredi, était sorti en novembre d'un séjour en hôpital psychiatrique.

Un homme dans un état fragile ?

L'enseignant prenait un lourd traitement, notamment des antidépresseurs et des stabilisateurs de l'humeur. Au CHU de Grenoble, où il est soigné depuis le drame qui a fait trois morts, dont deux jeunes scolarisés au lycée Saint-Exupéry de Lyon, l'enseignant a d'ailleurs demandé à retourner en hôpital psychiatrique. 

"C'est un peu l'histoire de la Germanwings", a résumé une source, en laissant entendre qu'il allait falloir déterminer comment la responsabilité d'un groupe de lycéens avait pu être confiée à ce professeur en dépit de son état mental fragile. L'enquête pourrait ainsi se pencher sur les responsabilités de sa hiérarchie et de l'établissement scolaire.

Le groupe avait déjà skié la veille sur la piste fermée 

La veille de l'avalanche, ce professeur et des élèves avaient déjà descendu la piste noire fermée sur laquelle s'est produit le drame. A ce moment-là, certains élèves avaient refusé de s'engager sur cette piste.

Ce professeur d'EPS avait appris à skier en autodidacte et n'avait pas consulté la météo le matin des faits. Météo France annonçait alors un risque "marqué" d'avalanche, de niveau trois sur une échelle de cinq.

Au moment de s'engager sur la piste, "il a estimé qu'il pouvait y aller et a dit en garde à vue qu'il n'avait pas vu le danger", a précisé la source proche de l'enquête citée par l'AFP.