Atterrissage d'urgence du vol AF 463 au Kenya: "Une fausse alerte"

Un Boeing 777 d'Air France qui assurait la liaison entre l'île Maurice et Paris a fait un atterrissage d'urgence à Mombasa au Kenya dans la nuit de samedi à dimanche après la découverte d'un objet suspect dans les toilettes. Les passagers ont été évacués et l’objet expertisé. Après analyse, il a été indiqué qu’il s’agissait d’une fausse alerte, a déclaré Frédéric Gagey, PDG d’Air France.

(L'appareil d'Air France après l'atterrissage à Mombasa © maxPPP)
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Selon le chef de la police kenyane, c'est l'équipage qui a donné l'alerte, qui a signalé au commandant de bord la présence d'un objet suspect dans un cabinet de toilettes. "Il a demandé un atterrissage d'urgence, après qu'un dispositif suspecté d'être une bombe a été découvert dans les toilettes. Un atterrissage d'urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués" a déclaré Charles Owino, un porte-parole de la police. "Des experts artificiers de la marine et du Directorat des enquêtes criminelles ont récupéré l'engin et déterminent actuellement si ses composants recèlent des explosifs." 

Un objet factice

L'objet suspect a été sorti de l’avion et emporté dans un endroit sûr en dehors de l’aéroport où il est en cours d’expertise. D'après nos informations, il s'agirait d'une bombe factice qui aurait été constituée à partir de plusieurs objets répartis dans de petits sacs portés par deux personnes de la même famille qui étaient montées à bord de l'avion. Elles ont été interpellées. L'objet est actuellement entre les mains de la police kényane. Air France va envoyer sur place des personnels spécialistes de sûreté et les fouilles vont être renforcées à partir de l’Île Maurice pour les prochains vols.

Du carton, du papier et un minuteur

(Frédéric Gagey, PDG d'Air France, a donné une conférence de presse dimanche après-midi © Radio France / Nicolas Mathias)
Le PDG d'Air France, Frédéric Gagey, s'est exprimé à 15h30, heure française,  lors d'une conférence de presse, confirmant qu'il s'agissait bien d'une fasse alerte. "Toutes les informations dont nous disposons à ce stade indiquent que l'objet n'était pas susceptible de créer une explosion ou des dommages à l'avion mais était plutôt un ensemble, à la fois de carton, de feuilles de papiers ainsi qu'un minuteur. Donc il s'agit dune fasse alerte", a-t-il répété. 

Cet objet suspect qui se trouvait dans un placard situé derrière un miroir a été découvert dans les toilettes par un passager la nuit dernière. C'est lui qui l'a signalé à l'équipage..Equipage qui a donc décidé de poser le Boeing en urgence sur l'escale la plus proche pour évacuer les voyageurs.Frédéric Gagey l'a répété avec insistance, Air France "accorde une attention extrême à l'ensemble des conditions de sûreté pour ses passagers et pour ses équipages. C'est une priorité ", a-t-il dit.

Frédéric Gagey, PDG d'Air France, a précisé dimanche après-midi les circonstances de l'atterrissage d'urgence du vol AF 463 à Mombasa
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Les passagers devraient repartir en fin de journée

Air France "met tout en oeuvre pour assurer le réacheminement de ses clients et prévoit d'envoyer un appareil à Mombasa pour assurer leur retour vers Paris. Le départ de ce vol Mombasa-Paris est prévu en fin de journée, le dimanche 20 décembre".