Ce que l'on sait sur l'attaque du commissariat de la Goutte-d'Or à Paris

Un homme armé d'un couteau, qui tentait d'entrer dans ce commissariat du 18e arrondissement, a été tué par des tirs de policiers, jeudi.

Des policiers sur le boulevard Barbès, à côté du commissariat de la Goutte-d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris.
Des policiers sur le boulevard Barbès, à côté du commissariat de la Goutte-d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
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Un homme armé d'un couteau de boucher, qui tentait d'entrer dans le commissariat de la Goutte-d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris, a été tué par des policiers, jeudi 7 janvier. Cette attaqueintervient un an après l'attentat contre Charlie Hebdo. Francetv info fait le point sur ce que l'on sait de cette affaire.

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Que s'est-il passé ?

Un homme a tenté de pénétrer dans le commissariat de la Goutte-d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris, jeudi 7 janvier, vers 11h30. Armé d'une "feuille de boucher", il a crié "Allah akbar" avant d'être abattu par des policiers postés devant les locaux qui ont riposté avec leurs armes, a précisé le parquet de Paris.

L'homme portait également un gilet explosif factice sous son manteau où était scotchée une pochette d'où sortait un fil. Un robot de déminage a permis de s'assurer que ce dispositif était "fictif".

"Quand j'ai entendu les coups de feu, je me suis tout de suite approchée de la fenêtre. J'ai vu un homme par terre, qui ne bougeait plus. Il était mort, témoigne Souhila, une riveraine de la rue de la Goutte-d'Or, contactée par francetv info. Ensuite, la police a fait un périmètre de sécurité, des démineurs sont arrivés et un robot s'est approché du corps. Les démineurs ont trouvé un objet noir dans la veste de l'homme."

Les policiers ont, dans un premier temps, ordonné aux passants de se réfugier dans les magasins, dont les rideaux de fer ont été baissés. Le quartier a été bouclé, comme l'a constaté notre journaliste sur place. Les élèves d'une école maternelle et d'une école primaire de la rue ont en outre été "confinés", a indiqué l'académie de Paris.

Que sait-on du suspect ?

Les empreintes digitales de l'assaillant du commissariat de la Goutte-d'Or correspondent à celles de Sallah A., ont indiqué des sources proches de l'enquête à l'AFP. L'homme était connu des services de police pour une affaire de vol en réunion dans le sud de la France, en 2013. Il s'était à l'époque présenté comme un sans domicile fixe, né en 1995 à Casablanca (Maroc).

"Un téléphone portable et un papier sur lequel figurent le drapeu de Daesh et une revendication manuscrite non équivoque en langue arabe" ont été retrouvés sur le corps du suspect, a précisé le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

Dans ce texte, l'assaillant dit "prêter allégeance" au chef du groupe Etat islamique, Abou Bakr Al-Baghdadi. Il justifie son acte par une venceance contre les "attaques en Syrie", selon une source proche de l'enquête.

S'agit-il d'un acte terroriste ?

La section anti-terroriste du parquet de Paris a été saisie de l'affaire, après la découverte de cette revendication. "L'enquête en flagrance se poursuit désormais du chef de tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, a précisé le procureur de la République, François Molins. [Elle] est confiée conjointement à la section anti-terroriste de la brigade criminelle de la préfecture de Paris (SAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)."

L'assaillant "aurait agi seul", selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, cité par i-Télé. "La police n'est pas à la recherche d'un individu en fuite, mais on ne peut pas écarter la possibilité de complicités", a-t-il fait savoir.