"Wolinsky", "Mitterand", "Clémenceau"… Quand des fautes se glissent dans les plaques commémoratives

Le nom du dessinateur Georges Wolinski a été mal orthographié sur une plaque, dévoilée mardi, en hommage aux victimes des attentats de janvier.

Des passants prennent en photo la plaque en hommage aux victimes des attentats à "Charlie Hebdo", à Paris, le 5 janvier 2016.
Des passants prennent en photo la plaque en hommage aux victimes des attentats à "Charlie Hebdo", à Paris, le 5 janvier 2016. (YANN KORBI / CITIZENSIDE.COM / AFP)
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Les commémorations des attentats de janvier 2015 ont commencé avec une erreur pour le moins gênante. Une faute d'orthographe a été commise sur la plaque en hommage aux victimes de l'attaque de Charlie Hebdo, dévoilée mardi 5 janvier par François Hollande. Mais ce n'est pas la première fois que ce genre d'erreur se glisse sur des plaques ou des panneaux mis en place par des mairies. Francetv info revient sur quelques bourdes marquantes.

Une coquille dans le nom de François Mitterrand à Reims

Faire une erreur dans le nom du premier président socialiste de la Ve République, c'est un comble pour une municipalité PS. Le député (LR) Arnaud Robinet a pourtant remarqué qu'il manquait un "r" au nom de François Mitterrand, lors de l'inauguration d'une plaque dans le centre-ville en 2013, rapportait alors le Lab d'Europe 1.

La maire socialiste, Adeline Hazan, a demandé le retrait immédiat de la plaque lorsqu'elle s'est rendu compte de l'erreur commise par le service de voirie. "Dès qu'on a vu la faute, on s'est dit qu'on n'allait pas échapper aux moqueries, notamment sur les réseaux sociaux", avait précisé le cabinet de l'édile. La plaque a, depuis, été changée.

Les noms de rues parsemés de fautes à Tourcoing

A Tourcoing (Nord), la municipalité semble avoir des difficultés récurrentes à orthographier correctement les noms des rues. Selon la Voix du Nord, plusieurs panneaux à l'entrée du parc Clemenceau ajoutent un accent malvenu sur le premier "e" du nom de l'ancien président du Conseil.

Le patronyme de François Mitterrand, qui pose décidément bien des problèmes aux prestataires chargés de réaliser ces plaques, est une nouvelle fois écorché. Un panneau du centre-ville indique ainsi la direction de l'esplanade "François Mitterand", oubliant l'un des deux "r".

Un peu plus loin, la rue de Mouvaux se retrouve orthographiée "rue de Mouveaux" sur une plaque. La Voix du Nord y voit toutefois une particularité historique, liée au surnom de "veaux mous" donné par les élus aux habitants du quartier.

Un hommage à Voltaire bourré d'erreurs dans l'Ain

La commune de Ferney-Voltaire (Ain) a voulu rendre hommage au philosophe qui lui a donné son nom. Mais le résultat était truffé d'erreurs. Les six plaques posées en juillet 2014, au pied du château Voltaire, comptaient cinq fautes d'orthographe ou de syntaxe, et une inexactitude, rapporte Le Figaro.

Le mot "abstinence" devient ainsi "abstinance", alors que "frères" se retrouve écrit avec un accent aigu. En perdant un mot, une phrase change complètement de sens. Alors que Voltaire écrivait, en 1761, "rien ne se fait sans un peu d'enthousiasme", la plaque de Ferney-Voltaire annonce "rien ne se fait sans peu d'enthousiasme". Pire encore : une des phrases attribuées au philosophe des Lumières a, en réalité, été écrite par Rabelais. 

A l'époque, la mairie de Ferney-Voltaire avait expliqué que les erreurs avaient été commises au moment de la gravure. Les plaques ont été retirées quelques mois plus tard, à l'automne, et ont été remplacées par le prestataire qui avait commis ces boulettes.

Le nom de Georges Wolinski mal orthographié

La première plaque en hommage aux victimes des attentats de janvier, dévoilée mardi 5 janvier par François Hollande et Anne Hidalgo, comportait une erreur très remarquée sur les réseaux sociaux. Le nom du dessinateur Georges Wolinski est écrit avec un "y" à la fin à la place du "i", sur la façade du bâtiment qui abritait la rédaction de Charlie Hebdo, à Paris.

La plaque a été recouverte par un voile noir quelques minutes après son inauguration, pour masquer l'erreur. Cette dernière serait liée à une erreur humaine au sein de l'entreprise de marbrerie chargée de réaliser le panneau, rapporte la Mairie de Paris.

La municipalité a indiqué que l'entreprise allait corriger la plaque dans l'heure avec du mastic, le temps qu'une nouvelle plaque soit installée. La veuve du dessinateur, Maryse Wolinski, a pris acte de cette décision, non sans avoir exprimé sa colère : "Je vais de stupeur en stupeur et ma colère n'a fait que redoubler quand j'ai vu le 'y'", a-t-elle lancé sur RTL.