VIDEO. "Cinq heures d'enfer": un an après, un otage raconte "le carnage" de l'Hyper Cacher

Réfugié dans la chambre froide avec d'autres clients, il a dû attendre plusieurs heures dans le magasin où se trouvait Amedy Coulibaly avant d'être libéré par la police.

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FRANCE 2

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C'est un témoignage poignant. Yohann Dorai faisait partie des otages qui s'étaient réfugiés dans la chambre froide de l'Hyper Cacher, un magasin situé près de la porte de Vincennes, à Paris, vendredi 9 janvier 2015, quand Amedy Coulibaly a pris en otage les clients et employés.

Il a raconté à France 2 son expérience durant ces longues heures en compagnie d'autres otages, dont "un bébé de 10 mois". Et surtout comment il a donné un maximum de renseignements, par téléphone, à un ami qui se trouvait à quelques dizaines de mètres de là, à proximité des policiers qui allaient donner l'assaut.

"Tu es dans un frigo et tu sais que tu vas mourir"

Il décrit sa peur, qu'il a essayé de cacher aux autres : "C'est dur d'être en confiance quand tu es dans un frigo et que tu sais que tu vas mourir." Yohann Dorai a su cinq minutes avant que les forces de l'ordre allaient lancer leur assaut. Il se souvient que "la chambre froide a vibré". Il a entendu un bruit assourdissant et, d'un coup : "Tu vois trente robots [les policiers] devant toi."

Mais le pire était à venir : "Il y a du sang devant toi. Des scènes de carnage." Amedy Coulibaly avait, en effet, tué quatre otages : Yohan Cohen, 23 ans, Yoav Hattab, 22 ans, François-Michel Saada, 64 ans, et Philippe Braham, 45 ans. Aujourd'hui, Yohann Dorai confie qu'il a du mal à sortir de chez lui et se fait livrer toutes ses courses à domicile. 

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Un an après la prise d'otages, un chasseur alpin patrouille devant le magasin Hypercacher, le 5 janvier 2016. (CITIZENSIDE/YANN KORBI / AFP)