Attentats de janvier : le joggeur blessé à Fontenay-aux-Roses relance la piste d'un complice de Coulibaly

Romain, 33 ans, a été agressé le 7 janvier 2015. Pour lui, le tireur est encore dans la nature. 

Capture d'écran d'une vue de la coulée verte à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), où un joggeur a été visé par des tirs, le 7 janvier 2015, après les attentats contre "Charlie Hebdo". 
Capture d'écran d'une vue de la coulée verte à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), où un joggeur a été visé par des tirs, le 7 janvier 2015, après les attentats contre "Charlie Hebdo".  (GOOGLE STREET VIEW)
France Télévisions

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Le 7 janvier 2015, après l'attaque contre Charlie Hebdo, un joggeur essuie des tirs à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Un an après l'attaque, le jeune homme, désormais handicapé, s'exprime pour la première fois sur BFMTV, lundi 4 janvier. Et il relance la piste d'un éventuel complice d'Amedy Coulibaly, le terroriste abattu à l'Hyper Cacher. 

Le joggeur se souvient d'un homme à la peau claire

"Pour moi, ce n'était pas Amedy Coulibaly qui m'a tiré dessus", estime ainsi Romain, 33 ans. Le terroriste, meurtrier de quatre personnes à l'Hyper Cacher et d'une policière municipale à Montrouge, habitait pourtant tout près du lieu de l'agression et a utilisé la même arme. Mais Romain est formel. Avant d'essayer de s'enfuir, il a bien regardé le visage de son agresseur. Il se souvient d'un homme "massif", d'environ 1,80 m et à la couleur de "peau claire"

"Mon tireur n'est pas mort", affirme le joggeur agressé, qui accusait un ami d'Amedy Coulibaly en juin dernier. Celui qui a perdu l'usage de sa main droite se sent aujourd'hui "un peu oublié" par les autorités. Avec la prise d'otages de l'Hyper Cacher, "c'est facile d'oublier un petit joggeur qui se fait tirer dessus".