Affaire Théo : l'avocat du policier mis en examen pour viol qualifie l'acte d'"involontaire"

L'avocat du policier mis en examen pour viol, suite à une interpellation violente à Aulnay-sous-Bois, juge jeudi sur franceinfo qu'il y a "trop de commentaires excessifs sur le dossier". Et rappelle que l'IGPN a estimé que l'acte du policier était "involontaire".

L\'avocat du policier mis en examen pour viol à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, après l\'interpellation violente du jeune Théo, Frédéric Gabet.
L'avocat du policier mis en examen pour viol à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, après l'interpellation violente du jeune Théo, Frédéric Gabet. (FRANCEINFO)
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Frédéric Gabet, l'avocat du policier mis en examen pour viol après l'interpellation violente du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, estime jeudi 9 février sur franceinfo qu'il y a "trop de commentaires excessifs sur le dossier".

franceinfo : Est-ce que la présence du "politique" pollue votre affaire ?

Frédéric Gabet : À l'évidence, oui. Je suis atterré par ce que je constate depuis quelques jours. Pour être bien clair, les propos tenus par la jeune victime et son entourage ne me choquent en rien. Mais à cela s'ajoute malheureusement tout un tas de commentaires des politiques qui veulent rendre la justice à la place de la justice.

François Hollande qui vient voir Théo, c'est trop, selon vous ?

Toutes les postures ou tous les commentaires excessifs de personnes, qui ne connaissent pas le dossier, doivent être évités. Il y en a trop.

Même si le premier à parler était le maire d'Aulnay-sous-Bois, un ancien policier. Lui aussi aurait dû se taire ?

Lui et les autres. Il y a une information judiciaire confiée à un juge d'instruction. Il y a des règles de procédure dans ce pays. Il y a une présomption d'innocence. Il faut respecter ces règles et laisser le juge faire son travail.

Votre client parle d'un geste "involontaire". Cette version est toujours la même aujourd'hui ?

Oui, c'est sa position. Et c'est aussi la position des enquêteurs de l'IGPN [Inspection générale de la police nationale].

Les vidéos seront-elles suffisamment explicites ?

Il y a une vidéo fixe municipale et des enregistrements d'appareils électroniques de riverains. Lorsque le parquet a saisi les services de l'IGPN, il les a saisis pour des faits présumés de viol. À l'issue de cette garde à vue et des exploitations vidéos, ils ont considéré que l'élément d'intentionnalité, qui doit être caractérisé pour que le viol puisse être retenu, n'a pas été retenu.

Quel est l'état d'esprit de votre client, en ce moment ?

Il est assez accablé. C'est un tout jeune fonctionnaire de police de 27 ans. C'est un garçon paisible, calme, qui n'a jamais eu affaire à la justice. Et il est totalement dépassé par ce qui lui arrive. Il constate chaque jour qu'il est décrit comme un monstre, c'est compliqué pour lui.

Frédéric Gabet : "Je suis atterré par ce que je constate depuis quelques jours."
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