Après la mort d'un homme dans un commissariat à Paris, sa famille réclame des explications

Depuis l'annonce de sa mort, ses proches se sentent exclus de la procédure. Ils ont déposé plainte contre X. En parallèle, une enquête pour homicide involontaire est en cours.

Le commissariat du 10e arrondissement de Paris, où Amadou Koumé est mort dans la nuit du 5 au 6 mars 2015.
Le commissariat du 10e arrondissement de Paris, où Amadou Koumé est mort dans la nuit du 5 au 6 mars 2015. ( GOOGLE STREET VIEW / FRANCETV INFO )
avatar
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Il est mort dans la nuit du 5 au 6 mars, mais l'information n'a filtré que ce lundi 20 avril. Amadou Koumé, 33 ans, est décédé dans des circonstances peu claires dans le commissariat du 10e arrondissement de Paris, selon Le Parisien. "Cet intérimaire, venu chercher un emploi dans la capitale, avait été interpellé quelques heures plus tôt, à proximité d'un café du secteur de la gare du Nord", précise le quotidien.

Selon les premiers éléments de l'enquête, Amadou Koumé a été interpellé le 6 mars peu après minuit alors qu'il tenait des propos incohérents. "Quand les policiers ont voulu le menotter, il s'est débattu. Ils ont dû procéder à une manœuvre d'étranglement pour lui passer les menottes. A l'arrivée au commissariat à 0h25, ils se sont rendu compte qu'il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain", relate Le Parisien en citant une source judiciaire. La mort du trentenaire a été officiellement constatée à 2h30.

Une enquête ouverte pour homicide involontaire

Le parquet de Paris a d'abord ouvert une enquête préliminaire pour recherche des causes de la mort, avant de requalifier les faits en homicide involontaire, indique Le Parisien. L'enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). 

"On ne sait pas comment il est mort", s'indigne la grande sœur d'Amadou Koumé. Lorsqu'ils se sont rendus à l'Institut médico-légal, plusieurs membres de la famille du jeune homme se sont aperçus qu'il présentait une plaie au visage. Les parents d'Amadou ont été reçus trois jours après le drame dans les locaux de l'IGPN. Ils ont chargé leur avocat de déposer une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et abstention de porter assistance à une personne en péril.