Alertes à la bombe dans des lycées : le suspect de 18 ans arrêté en Côte-d'Or est mis en examen, mais laissé en liberté

Cette mise en examen est motivée par son refus de déchiffrer le serveur, selon la justice.

La police est déployée devant un lycée parisien, le 28 janvier 2016, après des alertes à la bombe.
La police est déployée devant un lycée parisien, le 28 janvier 2016, après des alertes à la bombe. (MAXPPP)

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Il est soupçonné d'avoir rendu anonyme des appels téléphoniques menaçants vers plusieurs établissements scolaires. Un jeune Dijonnais a été mis en examen, mercredi 10 février, pour avoir refusé de fournir la clé de déchiffrement de son serveur, indique la justice. 

Cet homme de 18 ans avait été interpellé, lundi, près de Dijon (Côte-d'Or), dans le cadre de l'enquête sur de fausses alertes à la bombe dans plusieurs lycées parisiens. Du matériel informatique avait été saisi lors de son arrestation, rendue possible grâce à l'identification de l'adresse IP de sa connexion internet. 

Le suspect est un sympathisant d'Anonymous

Laissé en liberté sous contrôle judiciaire alors que le parquet avait requis son placement en détention provisoire, il a toutefois échappé à la mise en examen pour complicité de menaces de destruction de biens et de menaces de mort. Il a été placé sous le statut de témoin assisté pour ces chefs.

Le suspect avait reconnu mardi être le créateur et l'administrateur du serveur qui a permis de masquer l'origine des appels mais avait nié toute implication dans ces alertes à la bombe, selon une source proche de l'enquête. Ces menaces, qui se sont révélées infondées, ont visé des lycées parisiens, des établissements à Lyon, ainsi que d'autres établissements dans le monde.

Le jeune homme se présente comme un passionné d'informatique, un sympathisant d'Anonymous, collectif d'internautes militant pour la liberté d'expression. Son matériel informatique a été saisi