Après le gouvernement à la rescousse du RAID, le patron des renseignements dans Le Monde qui expliquait "nous ne pouvions pas aller plus vite", c'est au tour du directeur général de la police nationale de défendre ses troupes quant à l'enquête autour des fusillades de Toulouse et Montauban qui ont fait sept victimes en huit jours. 

Dans une interview publiée dimanche 25 mars 2012 dans le JDD, Frédéric Péchenard estime que "la police a mené une enquête quasi parfaite". Il rejette les critiques autour de l'action des autorités dans cette affaire Merah. "Je les trouve mesquines et pitoyables", balaye le grand flic. 

Il revient en détails sur le déroulé des investigations qui leur a permis d'identifier Mohamed Merah puis de le localiser: "L’enquête de la police judiciaire (PJ) démarre le dimanche 11 mars [...] c'est une enquête criminelle classique. Puis le 15 mars, à 14 h 20, trois autres paras sont visés à Montauban avec la même arme qu’à Toulouse. Là, on craint qu’il y ait d’autres homicides et on mobilise tous les moyens, 200 enquêteurs. L’enquête se concentre sur le scooter (72 engins livrés dans les concessions de la région), les armureries, les clubs de tir (80), les licenciés de tir (12.000), les détenteurs officiels de 11.43 (380)… Au total, on s’intéressera à 24.000 personnes." 

"Bien sûr, il y a eu des victimes innocentes mais je pense qu’on a aussi épargné d’autres victimes", explique Frédéric Péchenard à l'hebdomadaire.