Terrorisme : à Toulouse, l'ombre de Mohamed Merah plane encore

Les tueries de Mohamed Merah ont marqué à jamais la ville de Toulouse. À l'époque, en mars 2012, les habitants ont vécu onze jours de terreur. Cinq ans après, France 2 est retournée sur les lieux de ces événements tragiques.

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Sur les murs de la petite résidence, des traces d'impacts de balles qu'on a tenté d'effacer. Mohamed Merah a été abattu dans cet appartement du rez-de-chaussée. Depuis qu'il a été rénové, les locataires s'y succèdent comme si la vie avait repris son cours normal. Pourtant, rares sont les voisins qui acceptent de nous parler. Cinq ans ont passé. Pour les Toulousains, ces événements dramatiques semblent encore bien proches. "C'est une plaie ouverte à jamais", s'attriste une habitante.

L'école juive a vu sa sécurité renforcée

Certains ne pourront jamais oublier. Jonathan s'est retrouvé en face du tueur. Il était alors lycéen dans l'école juive de Toulouse où Merah a tué un professeur, ses deux enfants et Myriam, la petite fille du directeur. Depuis, devant l'école juive, des murs se sont dressés. Quatre militaires et un vigile assurent la sécurité au milieu des rires et des jeux des élèves. C'est dans cette cour que le professeur et les trois enfants ont été tués. Quatre noms inscrits sur cette sculpture que tout le monde ici appelle "l'arbre de vie". Personne n'a voulu quitter le collège. Ni le directeur ni l'équipe enseignante, qui n'est pas de confession juive. Car au-delà de la terreur et du chaos, il y avait la vie. Même si elle n'est pas tout à fait comme avant, à Toulouse comme partout en France.

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Des policiers devant l\'école Ozar Hatorah de Toulouse (Haute-Garonne), le 19 mars 2012.
Des policiers devant l'école Ozar Hatorah de Toulouse (Haute-Garonne), le 19 mars 2012. (ERIC CABANIS / AFP)