Procès Merah : un verdict "difficile à comprendre" pour les parties civiles

Selon Philippe Soussi, l'un des avocats des parties civiles, les victimes ont du mal à comprendre le verdict rendu dans le procès d'Abdelkader Merah, jeudi soir. "Il nous appartient maintenant de le leur expliquer sur le plan juridique", a-t-il expliqué.

Latifa Ibn Ziaten, la mère d\'une des victimes de Mohamed Merah, au procès du frère du terroriste, Abdelkader Merah, le 2 novembre 2017. 
Latifa Ibn Ziaten, la mère d'une des victimes de Mohamed Merah, au procès du frère du terroriste, Abdelkader Merah, le 2 novembre 2017.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
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Philippe Soussi, l'un des avocats des parties civiles, a estimé jeudi 2 novembre sur franceinfo que le verdict rendu dans le procès d'Abdelkader Merah était "difficile à comprendre" pour les victimes. "Il nous appartient maintenant de le leur expliquer sur le plan juridique", a-t-il déclaré.

La cour d'assises spéciale de Paris a condamné Abdelkader Merah à 20 ans de réclusion criminelle, le jugeant coupable d'association de malfaiteurs terroriste mais pas complice des sept assassinats perpétrés par son frère Mohamed en mars 2012 à Toulouse et Montauban.

"Il n'y a ce soir pas de victoire, pas de défaite"

"Il n'y a ce soir (jeudi) pas de victoire, pas de défaite", a réagi Philippe Soussi, qui représentait au procès un adolescent blessé par une balle de Mohamed Merah. L'avocat a refusé de céder à la colère ou la déception. "Il faut commenter cette décision de la façon la plus sereine possible. La justice antiterroriste est passée, elle a été rendue. La seule question qui se pose ce soir, c'est de savoir si l'avocate générale va interjeter appel."

Le parquet avait en effet requis lundi à l'encontre d'Abdelkader Merah la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.

Verdict du procès Merah : "Il n'y a ce soir pas de victoire, pas de défaite", selon Philippe Soussi, l'un des avocats des parties civiles
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"Cette décision ne me satisfait pas", a ajouté vendredi 3 octobre Me Philippe Soussi, mais "par respect pour les parties civiles, je ne voudrais pas qu'on engage un débat violent contre une décision de justice qui vient d'être rendue".

L'avocat a confié penser "d'abord aux parties civiles, et en pensant à elles je crois qu'il faut considérer qu'une décision de justice a été rendue" a-t-il ajouté. Il dit "comprendre le désarroi des victimes" mais "c'est beaucoup trop tôt ce [vendredi] matin pour se déchirer sur cette décision de justice"