La réapparition de DSK dans la campagne de l'entre-deux-tours provoque un certain malaise au Parti socialiste. A tel point que François Hollande a jugé bon de prendre ses distances avec l'ancien favori de la présidentielle : "DSK n'est pas dans la campagne, il n'a pas à y revenir, de quelque manière que ce soit", a tranché le candidat socialiste dimanche 29 avril sur Canal+.  

 

(Francetv info)

La présence de l'ancien directeur du Fonds monétaire international dans un bar parisien, pour l'anniversaire de Julien Dray, a fait fuir certains convives samedi soir. Le député PS - né un 5 mars - avait convié DSK - né un 25 avril - sans en avertir Ségolène Royal, Manuel Valls et Pierre Moscovici, qui ont quitté la fête. 

L'existence de cette rencontre embarrassante rue Saint-Denis a été révélée sur Twitter par un journaliste du Point, Saïd Mahrane, qui a posté sur son compte deux photos, l'une de DSK et l'autre de Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande. Ces photos ne les montrent pas ensemble.

(SAID MAHRANE / TWITTER)

"Nous ne l'avons pas croisé"

"Dire que j'aurai rencontré Dominique Strauss-Kahn à cette occasion serait diffamatoire", a prévenu Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, interrogée par l'AFP. "Je suis allée dans ce bar avec ma fille fêter l'anniversaire de Julien Dray, nos enfants sont amis, mais je ne savais pas quue Dominique Strauss-Kahn était également invité. En l'apprenant, nous sommes tout de suite reparties et nous ne l'avons pas croisé", a-t-elle ajouté, en soulignant que Manuel Valls en avait fait autant. L'ex-candidate à la présidentielle a jugé "inadmissible" que Julien Dray ne lui ai rien dit avant.

DSK infréquentable ? 

DSK serait-it devenu infréquentable au Parti socialiste ? Cette invitation intervenait à la veille du grand meeting parisien de François Hollande à Bercy et au lendemain de nouvelles déclarations de l'ancien favori de la présidentielle sur l'affaire du Sofitel. 

Dominique Strauss-Kahn accuse ses "ennemis politiques" d'avoir orchestré le déballage médiatique qui a suivi l'incident avec la femme de chambre Nafissatou Diallo selon des propos rapportés dans le Guardian par le journaliste américain Edward Epstein. Lequel confirme ses déclarations dans Libération, samedi, affirmant que ces adversaires sont "liés à Nicolas Sarkozy".

"Nouveau témoin de moralité" 

Des accusations fermement rejetées par le président candidat, lors d'une réunion publique à Clermont-Ferrand. Que DSK épargne aux Français ses "commentaires", a lâché Nicolas Sarkozy. Et son entourage de railler le "nouveau témoin de moralité" de François Hollande, alors que la procédure civile dans l'affaire du Sofitel n'est toujours pas close. 

 DSK a fait savoir dimanche qu'il n'avait "donné aucune interview au Guardian" et qu'il s'agissait "d'un montage fait à partir d'un livre à paraître de M. Epstein""Ce livre écrit au style indirect ne contient par ailleurs aucune citation entre guillemets de Dominique Strauss-Kahn", a ajouté l'entourage de l'ancien patron du FMI.