Affaire des frais de taxis : Agnès Saal accepte de plaider coupable

L'ex-patronne du Centre Pompidou et de l'Institut national de l'audiovisuel est mise en cause pour détournement de fonds publics. Ses notes de frais de taxis se sont élevées à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Agnès Saal, alors présidente de l'Institut national de l'audiovisuel, à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 31 juillet 2014.
Agnès Saal, alors présidente de l'Institut national de l'audiovisuel, à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), le 31 juillet 2014. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

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Agnès Saal plaide coupable. L'ancienne patronne du Centre Pompidou et de l'Institut national de l'audiovisuel a accepté de reconnaître sa responsabilité dans l'affaire de détournement de fonds publics durant sa présidence de l'INA, en 2014 et 2015. En cause : ses notes de taxis supérieures à plusieurs dizaines de milliers d'euros. 

Deux audiences pour confirmer les peines, qui n'ont pas été précisées, sont prévues. D'abord le 11 avril, au tribunal de grande instance de Créteil, concernant ses frais de taxis à l'INA. Puis, à une date indéterminée en avril, à Paris, pour ses frais quand elle dirigeait le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (CNAC), de 2007 à 2014.

Elle souligne l'absence de "cadrage" sur son abonnement de taxi

En janvier, dans une interview au Monde,  Agnès Saal a dit regretter "à un point infini" la "faute" qu'elle a commise. Mais elle a également donné des éléments "de justification", dont l'absence de "cadrage" sur son abonnement de taxi. 

Elle a reconnu avoir "commis l’erreur de ne vérifier à aucun moment la manière dont ce code [l'abonnement] était utilisé". D'autant qu'on lui avait "proposé cet abonnement (...) très commode sans définition précise ni cadrage préalable des conditions" dans lesquelles elle pouvait y avoir recours.